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"Un courrier convoité." || Seth Furkar & Élisabeth Báthory ||

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MessageSujet: "Un courrier convoité." || Seth Furkar & Élisabeth Báthory || Jeu 4 Jan - 17:39

FURKHAR
Seth

BÁTHORY
Élisabeth

「 Un courrier convoité 」
« Je vous remercie pour votre confiance. Je m'en charge de ce pas. »

Seth salue poliment cet étrange commanditaire avant de prendre congé et s'en éloigner en rangeant l'enveloppe qui lui a été confiée dans sa veste; ainsi que la poignée de pièces d'or qui lui a été donnée en échange d'un service de livraison. Le soleil était à son zénith lorsque cet homme l'avait interpellé, la conversation fût très brève et c'est tant mieux. Le démon est à la limite de jubiler, ce genre de personnage très mystérieux, très bref dans les directives et une belle enveloppe, ça ne peut que rimer avec de gros secrets et magouilles dont il a hâte de mettre la main dessus. Il sort d'une des petites ruelles adjacentes à la rue principale qui traverse Dagora. Ce village d'habitude très calme se trouve être un peu plus peuplé en ce jour de marché. En tout cas dans la rue principale. Seth traverse la foule en faisant mine de s'intéresser de temps à autre à quelques étales pour regarder derrière lui et vérifier si l'individu ou autre ne l'aurait pas suivi. ça ne coûte rien d'être prudent, n'est ce pas. Une fois satisfait et une pomme achetée, il rentre chez lui pour préparer ses effets pour le voyage. Mais surtout, pour assouvir sa curiosité qui le ronge depuis tout à l'heure.
Une fois chez lui, il referme sa porte à clef et tire ses rideaux pour bloquer le regard des curieux. Il n'est plus qu'éclairé que par les dernières flammes de son feu de foyer au centre de la pièce. Sa maison est on ne peut plus simple, faite de bois et de pierre. Elle n'est composée que de deux pièces en rez-de-chaussée. La principale fait office de chambre, cuisine, salle de bain et réserve. La seconde, qui aurait du servir de réserve lui sert de bureau, une pièce sans aucune fenêtre qu'il ferme également à clef. Endroit où il stock son précieux matériel et ses trouvailles.
Seth se défait de son pourpoint et de son bandeau le temps de préparer son sac. Une fois le sac de voyage prêt, il récupère sa veste et y prend la fameuse enveloppe.

« Alors, que caches-tu de si important ? Ohh, joli sceau. »

C'est d'un air satisfait qu'il se dirige vers son bureau. En s'installant il y allume sa lanterne et examine minutieusement l'objet de sa curiosité. À l'aide d'un coupe-papier, il décolle délicatement la cire qui maintenait le courrier scellé. Le sceau rencontre quelques dégâts mais rien de grave.
Et le moment tant attendu arrive, le fripon déplie enfin la lettre et...

« Uhh, alors ça c'est nouveau ... ? »

Il fait grincer sa vieille chaise en s'appuyant contre le dossier, s'affalant en arrière en tenant en l'air ce courrier pour le moins étrange. Son visage passe par une série d'expressions, l'étonnement, la déception, le dépit puis une touche d'excitation. Seth se repenche à nouveau en avant, coudes appuyés sur sa table et les yeux dévorant le contenu de cette lettre. Contenu complètement illisible.

Contenu de la lettre:
 

« Mon premier message codé. Fascinant mais incompréhensible. »

Dit-il en se grattant le menton, affichant une vilaine grimace de frustration, se disant que recopier tout ça lui prendra beaucoup trop longtemps vu l'urgence de la demande. Un sourire en coin finit par se dessiner sur sa bouille, fruit d'une idée qui vient de naître dans sa tête rousse. Il se redresse, sort une feuille blanche, une plume et de l'encre.
Le Démon rédige de sa plus belle écriture une lettre toute neuve pour son destinataire.

"Je vous trouve un plaisant mignon de ne m’avoir pas écrit
depuis deux mois. Avez-vous oublié qui je suis, et le rang que je
tiens dans la famille ? Ah ! vraiment, petite cadette, je vous en ferai
bien ressouvenir ; si vous me fâchez, je vous réduirai au lambel.
Vous savez que je suis sur la fin d’une grossesse, et je ne trouve
en vous non plus d’inquiétude de ma santé que si j’étais encore
fille. Eh bien, je vous apprends, quand vous en devriez enrager,
que je suis accouchée d’un garçon, à qui je vais faire sucer la
haine contre vous avec le lait, et que j’en ferai encore bien
d’autres, seulement pour vous faire des ennemis. Vous n’avez
pas eu l’esprit d’en faire autant, le beau faiseur de filles.
Mais c’est assez vous cacher ma tendresse, ma chère cousine
; le naturel l’emporte sur la politique. J’avais envie de vous
gronder de votre paresse depuis le commencement de ma lettre
jusqu’à la fin ; mais je me fais trop de violence, et il en faut revenir
à vous dire que M. de Sévigné et moi vous aimons fort, et
que nous parlons souvent du plaisir qu’il y a d’être avec vous.
"


ça lui permetrait de gagner du temps afin de faire une copie du courrier crypté. Avec le travail et la fatigue qui pèse sur le petit peuple, ces fichus noblinards peuvent bien comprendre les quelques erreurs accidentelles dans leur tâches, c'est si difficile de s'y retrouver dans tout ces papiers pour un roturier qui ne sait lire.
Seth se joue des scénario où il sort ses plus belles excuses dans sa tête et Ô que l'inspiration fuse.

« Bon assez traîné. »

Il tape ses deux mains sur la table en se levant, bien content de ce qu'il vient de faire. Il a planqué le courrier crypté entre les pages d'un vieux livre poussiéreux, rangé parmi d'autres bouquins sur une vieille étagère. Et la nouvelle lettre est fraîchement scellée.
Seth referme à clef son bureau et renfile sa veste. Sans oublier de remettre son large bandeau noir, cachant aux yeux de tous la source de sa honte. Une fois le courrier à l'abri dans sa veste, le sac sur le dos et la pomme entre les dents. Seth quitte sa modeste demeure et se met en route vers sa destination où il doit se rendre.
Une grimace fait son apparition en se rendant compte qu'il a perdu presque deux heures à chipoter à l'intérieur.

« À défaut de remettre le bon courrier, je devrais au moins respecter les délais. »

Bonne nouvelle, la météo semble plus que clémente. Espérons que le reste suive la tendance.
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MessageSujet: Re: "Un courrier convoité." || Seth Furkar & Élisabeth Báthory || Mar 12 Juin - 2:36






Un courrier convoité

Ft. Seth Furkhar







   
« - A-alors ?
- Vingt golds.
- C'est t-tout ? »

    Les lèvres de la jeune femme s'étirèrent en un léger sourire. Son regard dévia un instant de son interlocuteur pour scruter les clients éparpillés dans la taverne. En cette fin d'après-midi plutôt calme, ils étaient assez peu nombreux ; la plupart des habitués avait préféré profiter du beau temps. Ne restait que quelques hommes d'âge mûr, certains discutaient ensemble, un verre à la main, d'autres, solitaires et silencieux, se contentaient de vider d'innombrables verres sans réfléchir. Derrière son comptoir, le barman les observait d'un œil vitreux tout en frottant une chope de bière avec un torchon si sale que l'on douterait de l'efficacité de son geste.

« - Mmh. Quarante golds. C'est ma dernière offre. Ça en vaut le coup, tu ne crois pas ? »

    L'homme parut réfléchir, éructa, se gratta la barbe, la délestant par la même occasion de quelques miettes de pain rassis, puis loucha une énième fois sur le bois terni de la table en bégayant quelque chose d'incompréhensible. Le sourire moqueur de cette dernière s'élargit.

« - Quarante golds. Pas de négociation supplémentaire possible. »

    Et sans attendre de réponse, elle leva la main et adressa un signe de tête au barman. Au même moment, un grincement horripilant résonna dans la salle, et un rayon de lumière brillant de poussière s'y infiltra. La porte s'ouvrit, laissant apercevoir la silhouette menue d'une jeune fille à la chevelure flamboyante. Hésitante, la rousse observa les lieux avant de se diriger vers la femme encapuchonnée. Arrivée à la table de cette dernière, elle baissa les yeux sous le regard noir qu'on lui adressait. Élisabeth la fixait, les yeux presque totalement dissimulés par des mèches blanches, un verre dans une main, qu'elle poussa vers le vieil homme sans quitter la nouvelle venue du regard. Ce dernier s'empressa de le vider cul sec, se diluant un peu plus d'alcool dans le sang. Quoique à ce stade, l'expression exacte aurait été «se diluant un peu plus de sang dans l'alcool ».

« - Asseyez-vous, je vous en prie. Cela fait bien deux heures que je vous attends, mademoiselle. »

    La voix de la comtesse ne trahissait ni la moindre tension, ni le moindre reproche lorsque le gérant de la taverne vint déposer trois verres au liquide sombre à leur table. Seul son regard exprimait un courroux dont seule la jeune fille pouvait imaginer l'ampleur. Mais avant qu'elle n'aie pu se justifier, la plus âgée lui coupa la parole.

« - Trêve de niaiseries. Nous réglerons cela plus tard. Je n'ai pas de temps à perdre. Avez-vous ce que je vous ai demandé ? »

    Hochant timidement la tête, l'humaine sortit de sa poche un parchemin qu'elle s'empressa de donner à la vampire, qui le lui arracha presque des mains. Elle parcourut rapidement les lettres rouges inscrites sur fond jaunâtre. Après quelques secondes, elle releva la tête et croisa le regard craintif de la rouquine, puis rapprocha sa tête de la sienne afin de murmurer à son oreille.

«
- Cela m'a l'air d'être du bon travail. Néanmoins, même un sot aurait terminé cette tâche bien avant vous. Si je m'aperçois de la moindre erreur, vous en paierez le double du prix, assurément. »


    Un frisson parcourut l'échine de la servante. De toutes les personnes présentes dans la pièce, elles seules savaient ce que ces paroles empreintes d'une douceur feinte signifiaient véritablement. Elle acquiesça, demeurant silencieuse. À côté, l'ivrogne marmonnait des paroles indistinctes dans sa barbe, indifférent à ce qui se passait autour de lui. La noble se leva et se rapprocha lentement de la messagère pour finir quasiment collée à elle. En un mouvement presque imperceptible, elle glissa un objet en métal froid dans le décolleté de cette dernière, et l’un de ses doigts vint relever le menton de l’ingénue avant de passer lentement sur sa joue et caresser sa lèvre inférieure.

« - Rejoignez-moi  à l'Angelot Écarlate, ce soir. Chambre numéro six. Ne me regardez pas comme ça. Je serai dans la pièce contiguë, si tout se passe comme convenu.  Je ne vous demande rien de plus pour aujourd'hui.  Il est vrai qu'après cette si dure journée, vous devez tomber de fatigue,  et qu'avec celle qui s'annonce demain, vous devriez grandement reprendre des forces » ironisa-t-elle avant de tourner les talons.

    Une fois sortie du sinistre bâtiment,  Élisabeth scruta les alentours avant de s'engager dans une ruelle assez étroite.  Quelques mètres plus loin,  elle ramassa un bâton assez large  et solide pour faire office de canne, qui complétait la tenue peu habituelle qu'elle portait. En effet, pour mieux se fondre dans la masse, la noble avait troqué ses précieux vêtements avec de simples haillons aux couleurs ternes, sombres, déchirés stratégiquement,... de manière à pouvoir en dévoiler un peu plus  si besoin est. Le tout était complété par une cape anthracite calée de travers sur ses épaules et un bandeau  noir recouvrant ses yeux, surplombé par des mèches blanches volontairement désordonnées et une capuche.

    Enfin, elle y était.  La jeune femme s'arrêta dans ce dédale de rues. A première vue, tous les recoins de cette ville  étaient identiques, entourés de bâtiments dégradés et parfois en ruines. Quoi de plus normal dans une cité au PIB plus bas que terre ?  Très rapidement, elle avait appris à se repérer dans cet environnement peu familier,  à emprunter des raccourcis et mémoriser d'éventuels lieux de rendez-vous.  Cette fois-ci, elle avait trouvé l'emplacement idéal pour attendre -et atteindre- sa cible.

    Elle s'installa alors à même le sol, adossée contre un mur crasseux. De  sa poche, elle  sortit une petite bourse contenant à peine quelques golds, qu'elle ouvrit et posa à côté d'elle.  De  là où elle était, la vampire pouvait observer les allées et venues  de tout le monde, tandis qu'elle tripotait nonchalamment ses guenilles, passant pour une malheureuse mendiante aveugle.  Plus qu'à attendre la venue de sa proie...









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