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La folie est la désertion de l'âme - Cindelle

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Chevalier
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Date d'inscription : 08/04/2018
Inventaire : Vide

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MessageSujet: La folie est la désertion de l'âme - Cindelle Dim 8 Avr - 11:15
Cindelle Nyriam


*Cindelle est une chimère cobra.
*Elle peut secréter un poison mortel qui paralyse lentement tous les muscules, le cœur en dernier. Malheureusement, son corps n'étant qu'à moitié serpent, elle peut mourir de son propre poison sans l'antidote à portée de main qu'Ekaterina veille à ce qu'elle est toujours sur elle.
*Ekaterina est sa ''deuxième conscience'' qui est apparue alors que les expériences la faisait sombrer dans la folie.
*Cindelle est malentendante à cause de son côté cobra. Un cobra est sourd, après tout.
*Néanmoins elle peut ressentir les vibrations dans le sol à deux kilomètres à la ronde.
*Sa longue chevelure est en quelque sorte l'équivalent de la collerette du cobra.
*Sa peau ne s'entaille pas facilement en plus d'être souple. Ce qui lui donne une grande souplesse qui ne compense malheureusement pas sa maladresse.
*C'est une chevalier sans rang particulier mais quand même tenue à l'oeil par les supérieurs à cause de l'instabilité d'Ekaterina.
*A cause d'Ekaterina, elle a toujours des armes cachées sur elle mais les retire quand elle entre dans une église, au grand désespoir de cette dernière.
*Ekaterina se bat avec une épée quand elle est en mission.

Age : 23 ansRace: Chimère Orientation: C'est quoi ? Ca se mange ?
Métier: /Groupe: Chevalier Source: Mary Kozakura de Kagerou Project

La silhouette d'une jeune fille, assise à même le sol, les jambes ramenées en arrière, sa longue chevelure au vent, et une expression rêveuse, comme si elle était éloignée de cette réalité. Comme si elle échappait à ce monde. Son expression, son regard vague, lui donnerait presque un air mature au point qu'on en oublierait son physique si jeune.

Puis on s'approche. On la tire de sa rêverie.
Non, décidément, ce n'était qu'une illusion. Ce n'est qu'une enfant, et le mot mature est son exact opposé. Bien trop de naïveté dans son sourire éclatant. Son regard rouge, rosé, est tout aussi empli d'innocence. Elle semble à l'écart de la réalité, oui. Trop pure pour ce monde.
Assez ironique quand on sait qu'elle est une chimère, non ?
Pourtant, elle a le coeur bien plus pur que certains anges aux ailes immaculées.
Et ça se ressent sur chaque centimètre de sa peau, chaque détail de son être. Son sourire, son regard, sa taille enfantine. 1m49, malgré sa croissance terminée. Une séquelle laissée par les expériences subies. Sans ces dernières, peut-être aurait-elle un bon 2m ? Non, quand même pas, mais qui sait. Oui, qui sait ce qu'elle serait devenue si on l'avait simplement laissée vivre en paix...
Ce qui frappe ensuite, c'est sa chevelure. Une magnifique chevelure ondulée qui semble ne jamais vouloir se terminer. D'un blanc éclatant.

Frêle et menue comme elle est, elle ressemblerait à un petit agneau. Innocent et sans défense. Ce qu'il ne faudrait surtout pas croire au risque de se brûler.
Jusque-là, aucun nom n'a été posé sur cette silhouette... Pourtant, il s'agit bien de Cindelle. Qui d'autre qu'elle est encore aussi innocent en ce monde corrompu ? A qui d'autre pourrait appartenir cette chevelure si reconnaissable ? Qui parmi les chevaliers ne s'habille avec des robes bleues à l'allure presque paysannes surmontées d'un tablier blanc à volants si ce n'est elle ?
Le mouton noir de l'ordre -sans ironie par rapport à ses cheveux-.
Celle que les aînés un peu trop tendres ont tendance à vouloir protéger. Parce qu'elle semble incapable de se défendre. Mais osez, osez l'observer un peu plus. Arrêtez de vous concentrer sur cette chevelure si captivante, ou ce regard si pur. Ou plutôt, attardez vous plus sur le détail.

Sa chevelure si belle. Si soyeuse. Ne brille-t-elle pas anormalement au soleil ? Alors on tend le bras pour la caresser. Et on se rend compte d'une chose. C'est étrangement à la fois souple et rigide. Ce n'est pas des cheveux ça... Pas des cheveux normaux. Elle cligne des yeux, ne comprenant pas pourquoi on lui caresse les cheveux, penche la tête sur le côté et sourit. De surprise, on en lâche sa longue mèche. Comment fait-elle pour exprimer tant de pureté et bonté dans un simple sourire... ? C'est un mystère. Mais une chose a attiré notre attention dans ce sourire éclatant. Ses dents. Deux canines pointues et légèrement recourbées, un peu plus longues que la moyenne. Pas suffisant pour qu'elles sortent de sa bouche, on ne les remarque que quand elle sourit. Mais elles sont bien là. Trop courte pour être celles d'une vampire, néanmoins.

Puis, la jeune fille se lève. Oui, elle est vraiment petite. Elle demande ce que l'on veut et quand on lui répond qu'il n'y a rien de particulier, elle s'excuse car doit partir mais dit qu'à l'avenir elle voudrait faire notre connaissance. On comprend à la sincérité de son être que ce n'est pas juste par politesse mais qu'elle le pense vraiment. Adorable.

Et quelques jours plus tard, on la revoit. Sur le champs de bataille. On savait bien qu'elle était chevalier mais voir cet être si fragile sur ce terrain si ensanglanté... On veut se précipiter vers elle. La protéger. Protéger son innocence. Et ce qu'on voit nous pétrifie alors.
Sa chevelure se rétracte.
Elle est désormais bien plus courte et s'arrête au-dessus de ses épaules, avec les deux mèches encadrant son visage un peu plus long que le reste, comme toujours. Les pointes sont noires, comme les motifs d'un serpent sur sa collerette. Sa chevelure n'était pas normale. Rien qu'en voyant comme le soleil jouait avec, ça se voyait. Et au toucher aussi, ça se sentait.

Et son regard... Il n'a plus cette touche rosée. Il ne respire pas l'innocence. Il est d'un rouge sanglant et profond. Et la bonté a été remplacée par une forme de folie. Elle plisse les yeux. Ses pupilles semblent s'étrécir. Tellement qu'elles en sembleraient verticales. Comme celles d'un animal.
Ses écailles saillent sur son visage. C'est une zone importante à protéger, après tout. Et elle n'a pas d'armure. Décidément, elle ne quitte jamais sa robe... Un bond en arrière et elle esquive un coup d'épée. Le bas de sa robe se déchire. On entrevoit ce qui ressemblerait à une tenue adaptée au combat. Toujours pas d'armure. Du cuir ou du tissu. Simplement. Tiens, elle a même une dague accrochée à sa jambe droite par des sangles.

Son expression est déformée par la rage... Elle est folle. Clairement. Elle hurle. C'est à peine si on peut discerner ses paroles. Mais à force de concentration, on saisit quelques phrases dans son flot ininterrompu de paroles.

 “Tu as osé... Tu as osé... Tu as osé porter la main sur elle... Tu as voulu lui faire du mal... Tu mériterais d'infinies tortures.. Alors que tu es qu'un moins que rien.. Une immondice qui ose lever ta main sur elle... Un ver de terre sur le chemin d'une étoile..”.

Et on comprends. Non, cette fille au visage déformé par la haine, ça ne peut pas être Cindelle. C'est son corps mais ce n'est pas Cindelle. Cette fille est dangereuse. Heureusement qu'elle diffère malgré tout de Cindelle. On peut les différencier comme ça... Car alors qu'elle lève son épée et transperce son adversaire, se mettant à rire, rire dans lequel résonne toute sa folie, on se dit qu'il ne vaut mieux pas l'avoir sur son chemin.

Comme quoi les apparences sont trompeuses.

Naïve : par définition, cet adjectif peut vouloir dire simplicité et ingénuité d'une personne qui exprime naturellement et avec confiance ses sentiments. Ou encore qualifier la crédulité d'une personne due à son inexpérience et qui peut aller jusqu'au ridicule.
Ce mot qualifie très bien cette chère Cindelle. On ne peut pas dire qu'elle soit si confiante que ça, mais elle possède une très grande naïveté et n'hésitera absolument pas à exposer ses sentiments avec une simplicité désarmante. Et si quelqu'un en est surpris et le fait remarquer, elle penchera la tête sur le côté et sortira simplement ''Mais... Je le penses vraiment alors.. Je pense vraiment que vous êtes quelqu'un de bien... !''. Oui parce que Cindelle ne pourra jamais dire de mal de qui que ce soit et si elle venait à parler de quelqu'un, ce ne sera qu'en positif. Et elle n'aura aucune honte à complimenter un peu trop une personne en face, même si cela pourrait donner l'impression qu'elle se rabaisse elle. Au contraire, dire ce qu'elle pense lui paraît naturel et ne pas assumer son respect pour quelqu'un est une notion qui la dépasse.

Utopiste : l'expression ''voir la vie en rose'' s'appliquerait très bien en Cindelle. Elle est incapable de voir quoi que ce soit sous un jour négatif et cherchera toujours à trouver une excuse à tout le monde. Et entre Ekaterina qui la protège à l'excès et sa naïveté, il y a de toute manière bien peu de chance qu'elle puisse voir le monde comme il est vraiment. La chute serait bien trop brutale sinon. Elle est donc persuadée que tout le monde est bon, dans le fond. Elle aime tout le monde. Elle pardonne tout. Une vision bien trop bonne d'Aenea et irréalisable.

Serviable : il n'y a pas personne plus serviable que la demoiselle. Pourtant, ironiquement, personne ne veut de son aide. C'est qu'elle ne sait strictement rien faire sans engendrer de catastrophes. Pourtant, elle ne demande que ça d'aider. Elle ferait n'importe quoi pour se rendre utile, aider son prochain. Ce qui la rend un peu trop manipulable...

Tête en l'air et maladroite : le comble du comble. Il n'y a pas à dire, Cindelle est une ratée. C'est méchant pour elle mais il faut être réaliste parfois. Comme si sa maladresse exagérée n'était pas suffisante... C'est un vrai poisson rouge. Parfois, en marchant, elle oublie même où elle voulait se rendre. On se demanderait presque si elle ne fait pas exprès. Et pour sa maladresse aussi. Franchement... Se cogner contre un arbre une fois parce qu'on ne regarde pas, ça passe, mais tous les jours.. Au bout d'un moment. Faire tomber au moins trois assiettes dès qu'on fait un pas en cuisine... C'est une catastrophe ambulante.

Pieuse : aussi ironique que cela puisse paraître quand on a été élevée par des adeptes de Yue, Cindelle est une fervente croyante en Shun. C'est un peu son idéal, cette déesse si bonne pour ses enfants et même pour les enfants de Yue. Elle lui voue une foi sans failles ni limites.

Rêveuse : c'était obligé, non ? Une personne aussi utopiste et tête en l'air.. Sans compter sa naïveté. Ca ne peut être qu'une grande rêveuse. Elle a toujours la tête dans les nuages, perdue dans ses pensées. Peut-être que la présence de sa deuxième conscience, Ekaterina, n'aide pas non plus à la concentration. Conscience qu'elle a d'ailleurs surnommée Kat au grand désespoir de cette dernière.

En clair... Cindelle c'est comme un petit agneau sans défense. Ironique quand on sait que c'est une chimère cobra, mais pourtant c'est ça. Elle est trop gentille pour ce monde, trop innocente. Trop pure malgré sa race dite impure.
Sans Ekaterina, elle serait folle. Car subir autant d'expériences... C'est trop pour n'importe quelle personne mais encore plus pour elle. S'accrocher à ses idéaux en s'empêchant d'haïr ceux qui la font souffrir et en se disant qu'au contraire, elle est utile et que par conséquent elle doit continuer à tenir... Non, c'est trop. Surtout pour l'enfant qu'elle était quand tout a commencé.
Peut-être faudrait-il aussi parler d'Ekaterina, d'ailleurs...

Ekaterina, c'est tout ce que Cindelle n'est pas. Vous pouvez barrer naïve, maladroite, tête en l'air, rêveuse, serviable, et surtout utopiste. Elle, elle a vu à quel point le monde était pourri. Sauf Cindelle. Cindelle, pour elle, c'est cette petite perle de beauté et de pureté dans ce monde impure. D'accord son corps est ''impure'' puisque c'est une chimère. Mais son âme est blanche. C'est un océan de pureté, d'innocence, de gentillesse, de...

Oui, Ekaterina est peut-être un poil trop obsédée par Cindelle. Et aussi trop protectrice. Certes, il ne faut pas laisser Cindelle perdre sa bonté, mais il ne faut pas non plus la laisser dans tant de naïveté. Ca finira par lui retomber dessus. Un jour ou l'autre. Dès que Cindelle est en danger, Ekaterina prend sa place. Elle est sans pitié avec tous ceux qui osent lui faire du mal. Et quand elle entend des gens la critiquer ouvertement, elle rage tellement qu'une aura noire semblerait presque se dégager de la pauvre Cindelle qui ne comprend rien à rien les regards méfiants qu'on lui lance alors. Pourtant, Ekaterina est la première à se moquer de Cindelle ''Mais quelle idiote, te perdre en ville comme ça... Tu me désespère.'' ''Mais arrête de tout faire tomber, espèce de sotte ! Tu fais vraiment pitié... J'ai honte.'' Disons que c'est son privilège à elle seule de critiquer la jeune femme.

Ekaterina peut facilement avoir un langage ''fleuri'' ironiquement parlant et se montre hautaine envers tout le monde. Elle en a marre que les chevaliers regardent Cindelle l'air de dire ''pourquoi on se coltine la gamine ?''. Alors elle, elle ne se gêne pas pour les regarder de haut en retour. De toute façon, à part Cindelle, elle ne respecte personne. Et à travers la façon dont elle peste contre cette dernière, on voit souvent des encouragements et elle ne cesse de lui rappeler qu'elle est là. Que c'est stupide d'avoir peur puisqu'elle est là. Que tant qu'elle sera là tout ira bien.

Et malgré son arrogance... Ekaterina n'a pas bonne estime d'elle-même. A ses yeux elle n'a toujours été et sera toujours qu'un parasite. Mais ce jour où Cindelle lui a dit qu'elle l'appréciait... Ce jour ça a tout changé en elle. Avant, elle trouvait la gentillesse de Cindelle simplement stupide. Et aujourd'hui encore. Mais désormais, elle veut la protéger. Elle se souviendra toujours de cette sensation d'être acceptée par celle qu'elle ''hantait'' pourtant. En quelque sorte. Elle protégera celle qui l'a accepté sans hésiter, celle qui trouvait même naturel de l'aimer ainsi. Alors qu'elle aurait pu la haïr. Celle qui continue de l'aimer et de la considérer comme une amie même en sachant que parfois, elle contrôle son corps et qu'elle ne se souvient pourtant de rien. Elle est trop gentille pour ce monde.. Trop...

''La folie est la désertion de l'âme.''

C'est une jolie phrase, non ? Elle s'applique parfaitement à la situation de Cindelle. Son âme déserte de plus en plus souvent son corps, remplacée par Ekaterina. C'est pour empêcher Cindelle de souffrir. Et de devenir folle comme elle était en train de le devenir à l'époque où elle n'était qu'un cobaye. Mais si elle ne se souvient de rien, Ekaterina lui a ''pris sa folie'' en plus de ses souvenirs. Et elle est au bord du gouffre. Le mince fille d'araignée qui représente ce qui lui reste de raison menace de se briser à chaque nouveau coup. Il tremble constamment. Et un jour il se brisera. Et il n'y aura pas de retour en arrière possible. Il n'y aura pas de troisième conscience qui apparaîtra pour sauver Cindelle et Ekaterina. Non, quand Ekaterina succombera à la folie, elle sombrera et entraînera Cindelle avec elle dans son désespoir et son obsession la poussant sans cesse à la protéger. Mais au lieu de cela, elle la blessera. Sans même s'en rendre compte. Mais on y est pas encore.

Il y a 23 ans, alors que la guerre opposant les purs et les impurs faisait rage, un minuscule être naquit. Cette petite créature, si fragile et pourtant si importante aux yeux de la communauté dans laquelle elle vit le jour n'était autre que Cindelle. Mais cette ''importance'' au sein de sa communauté ne lui valut rien de bon. Puisque que cette communauté n'était autre qu'une secte... Une secte dont les membres étaient tous des adeptes de Yue. Inutile de préciser qu'ils ne portaient les purs dans leurs cœurs, et leur vouait au contraire une haine terrible. Sans s'attarder sur toute la secte, disons qu'une partie des membres étaient des scientifiques.

Et ces scientifiques cherchaient à développer des armes afin d'écraser les purs. Humaines comme matérielles. En fait... La guerre n'avait été qu'un prétexte à se servir de leurs expériences qu'ils entreprenaient déjà depuis des années. Et Cindelle n'était avant tout que le résultat d'une de ses expériences. Le sujet était sa mère. Une magnifique femme à la longue chevelure branche et au corps si fragile qui avait pourtant enduré tant d'atrocités. Peut-être une elfe par le passé. Une pure. Et ce qui avait été pur chez elle, par le passé, n'avait pas été seulement son corps d'elfe, mais aussi son cœur, son âme. Aujourd'hui, ce n'était qu'une pauvre créature qui priait Shun de l'arracher à ce monde cruel et de sauver son enfant. Ce n'était même plus une elfe. C'était devenu une chimère. Plus une seule goutte de sang elfique dans ses veines. Sa fille n'avait donc pas hérité d'une once de pureté. Et même si elle n'avait jamais souhaité cette enfant, elle l'aimait. Elle hurla, pleura, cria, quand on la lui enleva. Ne pouvaient-ils pas au moins la lui laisser ? Juste elle ? Elle ne voulait pas qu'elle subisse le même sort qu'elle.. Réduite à n'être qu'un cobaye...

Mais, à la surprise générale, Cindelle fut élevée avec les enfants du groupe, comme les autres et reçut amitié et amour de ses compagnons. Assez ironique quand on est élevée par des adeptes de Yue, elle devint rapidement une fervente croyante en Shun. De toute façon, si en apparence ils semblaient tous bien s'occuper d'elle, personne ne s'occupait de lui donner une éducation. Elle ne le remarqua pas de suite. Mais alors que les autres enfants apprenaient à lire et à compter, on ne lui enseignait rien. Ce fut une de ses aînées d'à peine deux ans de plus qu'elle qui lui apprit à lire. Elle avait alors 4 ans. La guerre était finie depuis 1 ans. Mais elle n'en savait rien. Elle ne savait même pas qu'il y avait eu une quelconque guerre en ce monde. Elle pensait même que le monde se résumait à ce bâtiment déjà si vaste à ses yeux et ceux avec qui elle vivait.

C'est en lisant les livres sur la création du monde et autre que Cindelle dédia totalement son âme à la Déesse. Pourtant, dans une secte d'adeptes de Yue, évidemment que Shun était présentée sous le jour le plus négatif possible. Mais sans doute à cause de sa trop grande naïveté et gentillesse naturelle, elle ne pouvait détester quelqu'un et réussit à voir que Shun était bonne dans l'histoire malgré la rédaction qui faisait tout pour ne pas la mettre en valeur. Mais allez savoir pourquoi, même aussi naïve qu'elle était, elle comprit qu'il valait mieux qu'elle garde ça pour elle.

Cindelle avait le don d'exaspérer tout le monde. Tellement maladroite. Tellement naïve. Tellement inutile, aussi. Ce qu'elle cuisinait était immonde. La laisser faire la vaisselle revenait à accepter de sacrifier une bonne dizaine d'assiettes. Elle ne savait rien faire à part proposer bêtement son aide sans même se rendre compte que tout ce qu'elle apporterait serait un carnage. Une amie avait aussi essayé de lui enseigner la couture mais... Non. Elle avait été incapable d'utiliser ses mains pendant une bonne semaine tellement elle avait réussi à se blesser avec l'aiguille.

Le jour où tout bascula... Elle avait 10 ans. Un homme en blouse blanche qu'elle avait déjà entraperçu plusieurs fois vint la chercher. C'était aussi une période où elle se sentait mal. Elle avait remarqué qu'elle ne servait à rien... Ne savait rien faire à côté des autres. Elle qui voulait tant aider... Obéissante comme elle était, elle aurait suivi l'homme dans tous les cas.

- Ah... Excusez-moi Monsieur, je ne vous avais pas vu...
- Mais non, ne t'en fais pas. C'est justement toi que je cherchais, Cin-de-lle.
- M-moi ? Je ne me souviens pas de vous avoir déjà vu, pourtant... Mais... Enchantée quand même ! Pourquoi est-ce que vous me cherchiez ?
- Parce qu'on a besoin de toi, ma chère enfant.

Mais quand il lui dit qu'en plus elle pourrait se rendre utile... Elle n'aurait pas pu être plus heureuse. Elle servirait enfin à quelque chose !

Pourtant, ce fut à partir de ce jour que le cauchemar commença. Ce jour qui aurait du être celui où elle serait enfin utile... Le plus beau jour de sa toute petite vie... Mais elle comprit que quelque chose clochait quand on l'attacha à une table bien étrange avec des sangles qui lui brûlaient la peau. On ne prit même pas la peine de l'endormir ou quoi que ce soit. Elle subit nombre et nombre d'expériences. Elle était un sujet intéressant après tout... Sans qu'elle n'en sache jamais rien, les scientifiques avaient observés la manière dont elle grandissait, et même si la guerre était finie, ils comptaient continuer leur projet que de fabriquer une arme parfaite. Juste pour le plaisir des recherches dans le cas de certains, et pour l'envie secrète d'écraser les purs malgré la fin de la guerre pour d'autres.

Et en observant la jeune enfant, ils en avaient déduit que, malgré sa maladresse désespérante, elle avait un bon potentiel. Une vue précise qui portait loin. Bien qu'une très mauvaise ouïe. Mais compensée par la capacité de sentir chaque vibration à des kilomètres qu'elle avait acquise à ses 8 ans. Une souplesse remarquable grâce à sa peau étrangement dure qui était en réalité recouverte de minuscules écailles. Pas besoin d'armure avec une telle solidité et une souplesse qui pourrait lui permettre d'éviter les coups les plus mortels. Des choses à développer.

Expériences. Retour dans la cellule. Discussion avec l'homme en blouse blanche que Cindelle ne détestait pas malgré tout ce qu'elle subissait. Expériences. Retour dans la cellule. C'est ainsi que s'écoulèrent les jours qui suivirent, puis les jours se transformèrent en semaine, et en mois. Mais jamais Cindelle n'en voulut aux scientifiques. Si elle pouvait leur être utile.. Si elle pouvait... Si... Lentement le germe de la folie s'insinuait dans tout son être. Il prenait une tournure bien étrange, sans même qu'elle en ait conscience. La première fois, elle s'était adossée au mur en pierre de la cellule, assise sur le sol froide, les yeux fermés.

C'est alors qu'elle la vit. Cette fille... Elle lui ressemblait. C'était elle. Mais en version améliorée... En quelque sorte. Les écailles sur son visage étaient visibles à l'oeil nu, il n'y avait pas besoin de caresser sa peau pour les sentir. Son regard était d'un rouge profond et ses pupilles paraissaient presque verticales quand elle plissait les yeux. Sa chevelure était du même blanc immaculé que les siens hormis les pointes des deux mèches qui encadraient son visage. Et la longueur... Ils avaient raccourcis et lui arrivaient au-dessus des épaules. Si Cindelle avait osé tendre le bras et se saisir d'une de ses mèches de cheveux... Elle savait qu'elle aurait ressenti cette même texture étrangement rêche pour des cheveux. Cindelle aperçut de petites canines dans la bouche de son interlocutrice quand elle lui adressa un sourire amer et ironique. Elle frissonna.

- T'en as pas marre ?
- Marre... ? Mais de quoi donc... ?
- De servir de cobayes aux expériences de merde de tout ces tordus.
- I-il ne faut pas parler comme ça ! E-et... Pourquoi j'en aurais marre... ? Au contraire.. Je suis contente de les aider et.. Je peux enfin être utile alors... Je...
- Ah.

C'est ainsi que se termina ce premier échange. Elle n'avait pas demandé à cette fille qui était son sosie qui elle était. Peut-être parce qu'au fond elle savait... Elle eut plusieurs autres échanges et tous tournaient en rond. A chaque fois, cette fille lui demandant si elle n'en avait pas marre. Pourquoi est-ce qu'elle les pardonnait. Cindelle expliquait calmement qu'elle n'avait rien à pardonner puisqu'elle ne leur en voulait pas. Plusieurs fois elle se fit traiter de naïve. Ce n'était pas la première fois. Et ça ne changeait en rien ses pensées et sa trop grande naïveté. Et pas une seule fois elle ne se dit que ce n'était pas normal d'avoir cette fille comme compagne de solitude.

Un jour, un accident survint.. Elle subissait une de ces expériences, comme toujours. Et pour la première fois, elle se mit à secréter du poison. C'est qu'elle était une chimère serpent. Cobra, même. Le venin du cobra est très puissant... Enfin en infime quantité il ne vaut pas grand-chose mais cet animal en produit toujours en une énorme quantité capable d'assommer un éléphant. Et l'organisme de la jeune fille... Ne pouvait résister qu'à moitié à son propre poison. Dans le sens où elle résistait plus longtemps, mais qu'au final... Son corps n'était pas entièrement serpent alors... Ce jour-là, elle frôla de peu la mort et on ne lui injecta un antidote qu'à la dernière minute. Elle avait vu la mort. Elle hurla, pleura, cria, et cette fois, personne, même pas l'homme en blouse blanche, ne put la calmer. On la reconduisit donc dans la cellule et à nouveau sa compagne de solitude apparut. La conversation démarra comme celle de leur première rencontre.

- T'en a pas marre ?
- Non... Non.... Je... Si.. Non.. J'en peux plus... Non... Ca ira... Pour eux... Oui pour leur être utile...
- Pourtant tu souffres.
- Oui mais... Je... C'est tout ce que je peux faire, a-alors...
- C'est de leur faute si tu deviens folle.
- F-folle... ?
- Oui, tu es folle. Clairement. J'en suis la preuve. C'est de leur faute si j'existe. C'est de leur faute si je te hante.
- Mais... Je ne vois pas en quoi c'est une mauvaise chose... Je t'aime plutôt bien... En fait..

Pour la première fois, Cindelle vit une émotion sur le visage de cette fille. De la surprise. Elle ouvrit la bouche comme pour lâcher un cri muet et avant que Cindelle ne puisse la questionner, disparut de son esprit. Elle ne ré-apparut que la fois où les expériences reprirent... Mais cette fois... Elle n'était pas dans son esprit... Mais dans son corps. Avant même qu'on ne puisse l'attacher à la table, celle que tout le monde pensait être Cindelle se rebella. Cindelle, elle, était probablement en train de dormir profondément, sa conscience du moins. Et celle qui faisait actuellement bouger son corps, celle qui accompagnait Cindelle dans sa solitude depuis un moment... Commença à tuer les scientifiques. Elle hurlait.

- Arrêtez ! Arrêtez donc de la faire souffrir ! Cela suffit ! Elle est à bout ! Elle est tellement gentille... Tellement... Trop bonne pour vous... ! Cessez de profiter de sa naïveté...

La jeune fille mordit un homme. Un autre. Lentement ils étaient paralysés par le poison. Mais ce qu'avait oublié cette demoiselle... C'était que le corps de Cindelle n'était pas fait pour supporter une telle quantité de poison... Elle tomba soudainement à genoux, incapable de bouger. Elle voulut se lever en sentant les vibrations de pas s'approcher. Un homme lui releva le visage. L'homme en blouse blanche. Il caressa une de ses mèches de cheveux. Cindelle avait les cheveux incroyablement longs, pourtant, là, ils étaient courts. Mais il y avait une explication... Ce que tout le monde croyait être des cheveux chez Cindelle était plutôt l'équivalent de la collerette chez le cobra. Et si elle était raccourcie ainsi... C'était un signe de respect. Le scientifique avait compris que celle qu'il avait en face de lui n'était pas Cindelle, pas sa conscience. Mais qui qu'était cette fille, elle respectait Cindelle. D'où ce signe de respect qui était loin d'être pour les scientifiques mais pour Cindelle, pour se faire pardonner d'avoir emprunté son corps.

- Hier... Dans le ciel est passé une comète. Ekaterina. C'est ainsi que l'on appelé nos physiciens. Et ce sera désormais ton nom. Si tu veux que ta petite Cindelle vive... Il te faudra l'antidote.. Même à l'avenir... Un accident est vite arrivé.. Une surdose de poison et... oups.
- Q-qu'est-ce que... nh... vous voulez... ?

Un sourire malsain sur le visage de l'homme.

- C'est simple... Ekaterina, tu es l'aboutissement de notre projet. L'arme parfaite. En plus... Avec ce problème de poison... Tu es facile à contrôler. Je veux te relâcher dans la nature et voir ce que tu deviendras... Et aussi montrer aux nobles le fruit de notre travail.. Tu n'auras qu'à rejoindre les chevaliers... Et ne penses pas à fuir en volant des antidotes, ça périme vite, ces petits trucs.
- Espèce de...

Mais elle n'avait pas le choix... Ce qu'elle voulait, elle.. C'était juste que Cindelle puisse vivre en paix... Alors elle hocha la tête, grimaçant alors que la seringue s'enfonçait dans sa peau et que l'antidote coulait dans ses veines. Puis, ce fut le noir. Pendant quelques jours, encore, ce fut Ekaterina qui posséda le corps de Cindelle, le temps de s'entretenir avec le scientifique. Puis. Elle laissa la place à Cindelle. Mais quelque chose avait changé. Cindelle ne se souvenait plus d'avoir été l'objet de scientifiques. Alors qu'elle avait subi des manipulations pendant tant d'années, 7ans, exactement et qu'elle avait 17 ans, elle croyait en avoir 10. Comme le jour où cet homme était venu la chercher. C'était étrange, elle avait l'impression que quelque chose ne tournait pas rond... C'est alors qu'en cherchant vainement ses amis dans les couloirs de la secte, elle bouscula accidentellement quelqu'un.

- Ah... Excusez-moi Monsieur, je ne vous avais pas vu...
- Mais non, ne t'en fais pas. C'est justement toi que je cherchais, Cin-de-lle.
- M-moi ? Je ne me souviens pas de vous avoir déjà vu, pourtant... Mais... Enchantée quand même ! Pourquoi est-ce que vous me cherchiez ?
- Parce qu'on a besoin de toi, ma chère enfant.

Décidément, c'était encore plus bizarre. Mais l'idée d'être utile à quelqu'un... Il n'y avait rien de plus réjouissant ! Alors elle écouta calmement ce que l'homme avait à dire sans pouvoir arrêter l'immense sourire qui fleurissait sur ses lèvres. … Rejoindre les chevaliers ? Elle ? Servir la noblesse... Le clergé faisait parti de la noblesse... Les serviteurs de Shun... Si elle pouvait être utile à la Déesse en protégeant ses serviteurs et en plus de ça apporter quelque chose à cet homme... Etre utile en général... Bien sûr qu'elle le ferait ! Mais... Elle n'était même pas capable de porter un lourd plat sans trébucher alors une épée de chevalier ! La panique l'envahit et ses écailles bien qu'indiscernables à l'oeil nu pâlirent atrocement. Respirer. Respirer. Il fallait qu'elle respire ou c'était la mort assurée pour le coup. Mais.. Non. C'était.. Elle paniquait. Quand soudain une voix résonna dans sa tête.

- Ne stresses pas ainsi, c'est pathétique ! Misérable, même. Tu fais pitié. Et puis franchement.. Pourquoi tu as aussi peur... ? C'est idiot. Je serais avec toi, de toute manière.

Cindelle n'avait aucune idée d'à qui était cette voix, mais malgré la façon assez rustre avec laquelle elle s'adressait à elle, elle ressentit cela comme un encouragement. Car c'en était un. Elle avait l'impression de renouer avec une vieille amie qu'elle n'avait pas vu depuis des décennies sans pourtant être capable de savoir d'où elle avait connue cette amie. Et peu importe comme elle réfléchissait, une seule chose lui revenait en tête. Une image. C'était elle. Mais avec les cheveux plus courts et les écailles plus saillantes. Et un regard encore plus rouge et étrangement sans pitié. Mais cela ne l'effraya pas. Elle se calma aussitôt, ferma les yeux alors qu'un doux sourire se formait sur ses lèvres. A cet instant, elle aurait eu l'air incroyablement mature, l'image d'une jeune fille qui accepte son destin. Et mentalement, elle adressa cet unique mot à celle qui l'encourageait '' merci ''. Elle ne paniquait plus.

Et quelques jours plus tard, la voilà qui était dans les couloirs du QG des chevaliers. Pour en intégrer la formation, elle devait faire ses preuves alors.. Un combat. C'est à peine si elle pouvait marcher droit dans cette armure bien trop lourde. Elle se cassait la figure tous les deux pas. Et cette épée... Elle la traînait par terre et il suffisait de suivre la marque qu'elle infligeait en même temps au sol pour la trouver. Tous les chevaliers riaient grassement. Comment une gamine comme elle pourrait passer le test ? Mais Cindelle n'avait pas peur. Elle avait Ekaterina avec elle. Cette dernière était d'ailleurs fortement énervée, pestant contre tous les chevaliers qui se moquaient de sa petite protégée qui avait bien du mal à la retenir. Puis arriva le moment de faire ses preuves. L'homme face à qui elle devait se battre lui proposa de se rendre. Comme ça elle ne serait pas blessée. C'est alors qu'Ekaterina remplaça Cindelle. Son apparence changea légèrement. Ses écailles se firent plus visible, comme si le but était de renforcer sa peau. Sa chevelure rétrécit. Ou plutôt sa ''collerette de serpent''. Signe qu'elle se jugeait inférieure à Cindelle. Et un rire retentit. Un rire sans pitié et fou.

- Eh eh... Je crois que c'est toi mon ami qui devrait battre en retraite... Si tu ne veux pas subir la défaite la plus humiliante de toute ta vie espèce de bouseux prétentieux !

Elle ne mâchait pas ses mots. Pourtant, elle n'avait pas tort. Car elle infligea bien sa défaite la plus humiliante à l'homme. Inutile de dire qu'elle fut aussitôt acceptée. Bien qu'elle attira sans doute sur elle l'oeil des supérieures. Si la noblesse était au courant de son existence et de ce qu'elle était, ce n'était pas le cas des chevaliers. Cindelle intégra finalement la formation. Vu la force d'Ekaterina, elle aurait pu passer outre, mais non, elle voulait faire cette formation de quatre ans. Le jour où elle la termina, elle avait 21 ans. Elle était fière du titre de chevalier qu'on lui offrit mais d'un autre côté... Il appartenait à Ekaterina, pas à elle. Elle n'était pas capable de se battre, elle. Elle ne se souvenait jamais de rien quand Ekaterina prenait le contrôle et tant mieux car la simple idée que cette dernière puisse utiliser son corps pour tuer des gens en mission... Non. Mieux valait ne pas y penser. Fermer les yeux et oublier ça.

Les années passèrent et même si  Cindelle ne grandissait toujours pas et avait l'apparence d'une gamine du fait que les expériences subies avaient arrêté sa croissance, elle faisait un bon chevalier. Enfin.. Plutôt Ekaterina, mais soit. Et cette dernière n'accomplissait les missions aussi bien que pour avoir les antidotes. Et parfois elle devait même laisser cet ignoble scientifique lui injectait dieu sait quel produit dans les veines. Cindelle engendrait la méfiance de beaucoup de monde. De tous ceux qui savaient pour Ekaterina. D'un côté il y avait la gentille petite fille naïve et maladroite au possible qui priait tous les jours à l'église, et de l'autre la sans pitié Ekaterina prêtre à trucider le premier qui poserait la main sur Cindelle.

Et les gens avaient raison de se méfier... Car Cindelle n'a pas simplement perdu la mémoire. C'est Ekaterina qui lui a pris tous ses souvenirs de ces terribles années. Mais pas que. Elle a aussi absorbée la folie qui naissait en Cindelle. La folie due à la douleur et tout le reste. Et Ekaterina n'est pas aussi gentille que Cindelle... Alors combien de temps y résistera-t-elle ? Avant que ce fil si mince qui représente son équilibre ne se brise ? Peut-être dix ans... Ou peut-être que ce sera demain qu'elle craquera. Espérons juste que ce ne soit pas tout de suite. Tant qu'on peut retarder l'échéance.

Pseudo: Athenalle mais ici c'est Auré -w-
Âge: /
Comment as-tu découvert le forum: Si je dis Auréliane vous comprendrez ? Eh non désolée je ne suis pas une nouvelle tête.
Commentaire: Bbllblbllblbl


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MessageSujet: Re: La folie est la désertion de l'âme - Cindelle Lun 9 Avr - 0:01
| Bienvenue à cette adorable Cindelle ! |

Ce n'est qu'une formalité mais ta fiche est bien entendu validée ! en était-il possible autrement ?
Tu as donc la possibilité de poster fiche de lien et demande de rp'~ même si c'est déjà réglé~
Jeeeee... ne sais pas quoi dire d'autre que d'espérer que cette Cindelle s'amuse avec ses petits camarades o/
Les portes de l'ordre des chevaliers s'ouvrent d'or et déjà devant toi~

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