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Un jour de larmes [Flashback - pv Sae]

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MessageSujet: Un jour de larmes [Flashback - pv Sae] Dim 25 Nov - 0:50
Lydia était déprimée en ce moment. Autant, au début, c'était une simple inquiétude qu'elle masquait derrière sa façade souriante, mais maintenant... Maintenant c'était une réelle tristesse, un désespoir même. L'inquiétude s'était petit à petit transformée en crainte, peur, panique, terreur presque, avant que l'acceptation arrive et que ses sentiments laissent place à la tristesse. Une tristesse qui s'était très vite dégradée en désespoir.

Il ne reviendrait plus. Elle ne le reverrait plus. Plus jamais. C'était fini. Pourquoi avait-elle cru que ça durerait, d'abord ? Que cette relation qu'elle entretenait avec son frère adoré, Aldaron, ne cesserait jamais ? C'était idiot. Elle n'était qu'un poids dans cette famille. Un poids. Oser croire qu'un tel lien positif avec un membre de sa famille serait éternel revenait à sous-entendre que le problème n'était pas elle, mais sa famille en général et surtout ses parents. C'était bien trop arrogant. Puisque depuis le début, elle le savait. C'était elle l'erreur. Elle qui devait disparaître... Et c'était normal si Aldaron en avait assez de perdre son temps avec un tel boulet.

Alors pourquoi cela faisait-il si mal ? Pourquoi son coeur se serrait-il autant ? Pourquoi sentait-elle le désespoir l'envahir alors qu'elle réalisait qu'elle ne pourrait plus jamais passer du temps avec lui ? Elle aurait dû s'y attendre... Mais non, elle avait eu l'idiotie de rêver. Un énième soupir franchit ses lèvres. Lèvres qui n'avaient pas eu un sourire sincère depuis trop longtemps. Normalement, Aldaron passait au minimum une fois par semaine... Ca arrivait qu'il ait un empêchement, et Lydia ne se gênait pas pour le bouder quand il venait enfin. Mais là, un mois s'était écoulé. Puis deux. Puis une éternité semblait-il. Comment pouvait-elle sourire ?

Les domestiques semblaient prendre sa tristesse pour une maladie et chuchotaient dans les couloirs que la maîtresse "était souffrante". Certes, cela lui coupait l'appétit et la faisait mal dormir, faisant par conséquent pâlir encore plus son teint, mais souffrante était un bien grand mot... Mais l'avantage c'est qu'elle échappait aux leçons. Ainsi, en plein après-midi, elle était sagement dans sa chambre, assise sur l'appui de fenêtre, le point de croix en main, brodant de temps en temps quelques croix, bien que passant plus de temps à regarder par la fenêtre, son souffle créant de la buée sur la vitre. En plus il pleuvait. Comme si le ciel avait décidé de verser les larmes silencieuses de Lydia, qu'elle se refusait de montrer. Lâchant son aiguille, elle s'amusa à tracer des motifs sur la buée, son doigt écrivant presque par réflexe la lettre A, puis L, puis D, puis... Elle se stoppa. Il fallait qu'elle arrête de penser à lui. Et puis à force, elle allait encore plus inquiéter les gens, surtout Saeros !
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MessageSujet: Re: Un jour de larmes [Flashback - pv Sae] Dim 25 Nov - 18:53
Un jour de larmes

Saeros & Lydia

Tes yeux ne cessent de quitter la fenêtre qui te fait face. Un chiffon à la main, tu sembles rêvasser en regardant la pluie tomber, écoutant paisiblement le son de chaque gouttes s'écraser sur le sol et le verre. Tu soupires, passant une main dans tes cheveux. Il serait temps que tu les coupe, Sae. Ils sont devenus plutôt longs, ces derniers temps. Mais là n'est pas ta principale préoccupation, loin de là. Ton esprit est focalisé sur ta chère petite maîtresse. Tu as remarqué qu'elle allait mal depuis un moment, et cela t'affecte au plus au point. Elle est certes, ta chef, mais elle est avant tout ton amie, et même plus. Tu te mords les lèvres, pestant, te demandant quoi faire pour lui rendre le sourire. Toi, petit enfant des rues, tu as toujours détester la tristesse, et tu la hais encore plus désormais. Tu trouves que la vie est déjà bien assez pénible comme ça, et que les gens vivent assez de choses malheureuses. Ton devoir, selon toi, c'est de faire sourire. Et tu le feras, car tu détestes voir les larmes couler, hormis celles du ciel.

Tu sursautes alors qu'une domestique pose une main sur ton épaule. Personne ici n'est désagréable avec toi, au contraire. La vie est paisible, et tu apprécies le quotidien que tu mènes. On te demande d'aller t'occuper de Lydia, car elle est décrite comme "souffrante". Tu soupires, sachant parfaitement que c'est faux. Ce qui la préoccupe est une toute autre chose, bien plus personnelle, bien plus... blessante. Tu hoches la tête en guise réponse, allant déposer le chiffon à son endroit, et pars te laver les main et te débarbouiller. Tu es toujours perdu dans tes pensées, te rappelant que ta chère et tendre maîtresse n'a jamais reçue beaucoup d'attention, hormis celle d'un homme que tu as croisé peu de fois, et qui, il te semble, n'est autre que son frère. Y aurait-il eu un quelconque problème avec ? Tu gonfles les joues, sachant pertinemment que tu n'en sais pas assez sur lui, et sur d'autres choses, et que Lydia ne se confiera jamais à toi sur cela. Après tout, elle souhaite ton bonheur, et non pas ta tristesse. Mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que tu as besoin de la détresse des autres pour pouvoir les aider, les comprendre et les faire sourire à nouveau.

Te voilà devant sa porte. Tu sembles un petit peu nerveux. Tu toques doucement contre le bois qui te fait face, t'annonçant comme à ton habitude. En dehors de la pièce, tu es Saeros, le valet, le serviteur. Mais lorsque vous êtes juste tous les deux, tu es son ami avant tout. Tu souris tristement en entendant aucune réponse, te disant qu'elle doit être plongée dans ses pensées. Tu te décides à ouvrir doucement la porte, l'apercevant rapidement, assise sur sa fenêtre, l'esprit ailleurs. Tu la regardes un moment sans rien dire, puis te décides à déposer le plateau de thé sur sa petite chambre basse. Tu t'approches à pas de loup, ou plutôt de chat en l'occurrence, et viens délicatement enrouler tes bras autour de son corps si fin. Tu plaques légèrement ton torse contre son dos, lui chuchotant à l'oreille.

SaerosOn ne me trompe pas si facilement, moi, ma chère petite Lydie...

Tu l'embrasses délicatement sur la joue, sans la lâcher, enfouissant une main dans sa douce chevelure.

 
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MessageSujet: Re: Un jour de larmes [Flashback - pv Sae] Lun 26 Nov - 21:21
La jeune demoiselle était en effet, bien trop perdue dans ses pensées pour entendre que l'on frappait à la porte. Elle observait avec fascination les gouttes s'écraser contre la fenêtre, dans ce qui lui paraissait être un vacarme assourdissant. Ou bien, dans l'espoir vain d'oublier la douleur qui lui tordait le coeur, s'était-elle trop focalisée sur ce son qui lui avait alors paru amplifié ? Quelle importance, au fond ?

La demoiselle effaça avec sa manche la buée sur la vitre, sans se soucier de ses vêtements. Le verre était de toute manière tellement propre que c'est limite si ça n'aura pas pour effet de nettoyer sa manche. Bon, c'est peut-être un peu exagéré. Toujours est-il que la jeune enfant était trop absorbée dans son activité sans intérêt, aucun, et sa rêverie pour même entendre Saeros entrer et poser le plateau de thé sur la petite table.

Je vous laisse donc imaginer sa surprise quand elle sentit des bras l'enlacer par derrière. Elle reconnut aussitôt Saeros, avant que sa voix ne résonne. Que ce soit par cette étreinte, cette chaleur, cette légère odeur qui flottait dans l'air alors qu'il était si proche d'elle. Oui, ça ne pouvait être personne d'autre. Et puis... Existait-il, de toute manière, une autre personne pour vouloir la prendre ainsi dans ses bras ? Alors qu'elle n'était qu'un poids. Oh, si il y en avait une autre. Enfin... Plus maintenant, puisqu'il l'avait, semblait-il, abandonné, et était la cause de sa déprime.

- On ne me trompe pas si facilement, moi, ma chère petite Lydie...

Un léger sourire naquit malgré tout sur les lèvres de la demoiselle en sentant l'affection que son valet lui donnait. Mais il mourut rapidement. Au moins, son ami pouvait s'accorder le mérite d'être à l'origine de son premier sourire sincère depuis quelques temps, aussi pâle fusse-t-il. Elle se tourna vers lui, gonflant les joues et prenant une moue boudeuse.

- Sae ! Il ne faut pas surprendre les dames comme ça ! Je suis une dame, tu sais, un peu de ga-... galanterie !lança-t-elle, taquine, jouant la comédie à merveille et ignorant complètement sa remarque.

Pourtant, elle avait bégayé. C'était dur de lui mentir à lui. C'était dur de résister à se jeter dans ses bras pour pleurer toutes les larmes de son corps. Mais elle était grande, non... ? Non. Elle n'était qu'une enfant. Mais elle n'avait pas le choix, alors elle allait juste jouer son rôle pour ses parents, sans se préoccuper de cette blessure. Elle allait se plonger un peu plus dans ce monde d'hypocrisie. Même si elle détestait ça.

Tu te plains de devoir vivre dans le mensonge, mais pour une fois que tu pourrais dire la vérité, tu mens. Et à ton meilleur ami. Pathétique.

Oui. Elle était pathétique. Elle n'aurait pas dû naître. Pas dans cette famille du moins. Car elle n'y avait aucune place. Puis, penchant la tête sur le côté, elle arbora un grand sourire enfantin, comme elle avait souvent en la présence de S ae, mais chose rare, aucunement sincère.

- Tu as fini ton travail ?
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MessageSujet: Re: Un jour de larmes [Flashback - pv Sae] Lun 26 Nov - 22:20
Un jour de larmes

Saeros & Lydia

Tes sourcils se froncent rapidement en voyant la surprise qu'à provoquée ton étreinte à la demoiselle. Tu soupires, remarquant parfaitement son état qui semble se dégrader de jour en jour. Tu fixes la fenêtre par laquelle Lydia regardait quelques instants plus tôt et te mords les lèvres. Regarder aussi tristement les fines gouttes de pluie s'écraser ainsi démontrait bien sa souffrance. Mmh... Saeros, mon chaton, ne te rends pas malade pour elle. Je sais que tu l'adore, mais parfois il est nécessaire d'avoir ses moments de solitude, tu sais. Mais tu ne sembles pas de mon avis. Et je sais que tu feras tout pour qu'elle retrouve le sourire, et un sourire sincère, et non pas celui qu'elle arbore avec toi en ce moment même.

LydiaSae ! Il ne faut pas surprendre les dames comme ça ! Je suis une dame, tu sais, un peu de ga-... galanterie !

Tu la fixe et pâlis d'un coup en l'entendant. Vient-elle de bégayer ? Oui. Elle a bégayé. Chose rare. Tu caresses doucement sa joues, tes mains glissant lentement le long de sa nuque jusqu'à ses épaules. Elle semble crispé, et tu remarques facilement que quelque chose la perturbe. Tu ne peux t'empêcher de la masser un peu, espérant la détendre légèrement. Si elle continue comme ça, elle va tomber malade à cause de son épuisement. Et ça, jamais tu ne te le pardonnerai. Tu ignores totalement sa provocation et son ton taquin, sachant bien qu'elle ne fait que jouer un rôle pour ne pas t'inquiéter. Mais, Lydia, tu sous-estimes totalement ton valet. Chaton n'est pas du genre à se laisser berner, tu le sais pourtant parfaitement. Tu lui attrape doucement la main, lui souriant comme pour tenter de la mettre en confiance, et l'amène vers son lit. Tu t'assied dessus, trouvant le matelas toujours aussi confortable, et prend la demoiselle sur tes genoux. Tu passes tes bras autour de sa taille pour l'empêcher de partir, et dépose un tendre baiser sur sa nuque.

Lydia ▬  Tu as fini ton travail ?

Tu hausses un sourcil, plutôt amusé par sa question. Ton travail, Tu le fait à toute heure. En ce moment même, tu l'aides en tant que valet, mais aussi en tant qu'ami. Cela parait assez ambiguë, c'est pourquoi tu ne préfères pas philosopher dessus. Tu sembles ne pas vouloir lui répondre tout de suite, attrapant le petit nœud en ruban tenant le chemisier de la demoiselle, le défaisant. Tu baisses doucement le tissu recouvrant ses épaules et surtout ses trapèzes, déposant tes fines mains sur sa peau. Tu commence à la masser délicatement, te disant qu'il lui faudrait une bonne séance pour la détendre ne serait-ce qu'un peu. Tu souris légèrement contre sa nuque, l'embrassant de nouveau, puis approche ta bouche de son oreille, lui soufflant.  

SaerosLydie... Ne change pas de sujet, tu veux ? Je m'inquiète pour toi et... et je sais que tu vas mal. Depuis plusieurs jours. Si tu ne veux pas m'en parler, alors je comprends mais laisse-moi te servir d'échappatoire... Tu as besoin d'une épaule pour pleurer, ma princesse.

Tu lui souris tendrement, venant l'embrasser sur le coin de l'oeil. Tu espères tout de même qu'elle souhaite se confier à toi même si tu n'en a pas vraiment la certitude.

 
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MessageSujet: Re: Un jour de larmes [Flashback - pv Sae] Lun 26 Nov - 23:24
Oops. Démasquée. Non. Rectification. Depuis le début, il savait que quelque chose n'allait pas, et Lydia le savait bien, mais elle essayait de s'enfoncer dans son mensonge. Finalement, la petite demoiselle n'eut d'autre choix que de se laisser entraîner par son valet, ce dernier, bien trop déterminé à la réconforter. N'était-elle pas lourde pour ses genoux ? Il n'était pas beaucoup plus gros qu'elle, alors même si elle était fine... La demoiselle était tentée de fuir, mais le bras entourant sa taille l'en empêchait. Et puis, elle n'avait pas la force de se séparer de Sae.

Fermant un peu les yeux, elle le laissa défaire son ruban sans réagir. Autant, en public, dans la société noble, la moindre action déplacée l'effraierait et la ferait penser qu'elle avait affaire à un pervers, mais là, le contexte était différent. C'était le rôle des serviteurs de la laver tous les jours, alors qu'il dévoile quelques centimètres de sa peau nue, qu'est-ce qu'elle s'en moquait. Il avait déjà vu plus, touché plus. Ce n'était pas avec ses serviteurs qu'elle serait pudique, et encore moins Sae dont c'était le rôle même, de lui faire sa toilette et l'habiller. Et puis, un massage, ce n'était franchement pas désagréable. Au contraire, même. Et un léger soupir de bien-être lui échappa des lèvres malgré elle. Ses épaules se détendaient quelque peu, bien que pas totalement.

Pourtant, quelques secondes avant son arrivée, elle était totalement détendue. Elle était dans une phase de tristesse où elle abandonnait tout. La période d'inquiétude et crainte était terminée. A quoi bon être stressée quand on abandonne ? Ce qui la faisait se tendre ainsi, c'était le fait qu'elle savait pertinemment qu'elle ne saurait pas cacher plus longtemps sa tristesse à son valet. S'il l'avait déjà deviné malgré tous les artifices dont elle parait ses expressions faciales... Evidemment qu'elle ne tiendrait pas.

- Lydie... Ne change pas de sujet, tu veux ? Je m'inquiète pour toi et... et je sais que tu vas mal. Depuis plusieurs jours. Si tu ne veux pas m'en parler, alors je comprends mais laisse-moi te servir d'échappatoire... Tu as besoin d'une épaule pour pleurer, ma princesse.

Fermant la paupière au baiser, Lydia, sentit son corps entier se tendre, comme pour retenir le sanglot qui menaçait de s'échapper. Elle n'était qu'une enfant, après tout. Noble, peut-être. Surdouée, peut-être. Mais une enfant malgré tout. Alors même si elle était habituée à ce masque, il y avait des moments où elle devait craquer, surtout en présence d'une personne proche comme Sae. Elle ne tiendrait pas.

- N-normal.. s-si je suis... Souffrante... c'est les domestiques.... qui l'ont dit...

Clairement, ce n'était plus du tout convainquant. Elle-même le savait. Au point qu'elle ne put retenir ses sanglots plus longtemps, ses épaules ayant un petit soubresaut alors que ses larmes se déversaient enfin sur ses joues. Quelques secondes de silence total. Comme si Lydia elle-même ne comprenait pas ce qui lui arrivait et avait un temps de réaction. Puis, enfin, elle éclata en sanglots, cachant son visage contre ses mains.

- Tu es injuste, Sae... injuste, injuste, injuste...

Pourquoi fallait-il qu'il la fasse craquer ? Pourquoi ? Elle aurait pu s'en sortir même sans avoir "d'échappatoire", non ? Non ? Aaaah, c'était la honte.
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