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"Faire ce qu'il faut faire..." [Tatiana Ludemberg, terminée]

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Chevalier
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Date d'inscription : 21/09/2017

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MessageSujet: "Faire ce qu'il faut faire..." [Tatiana Ludemberg, terminée] Mar 26 Sep - 16:29
Tatiana Ludemberg


Le terme de génie est souvent utilisé pour qualifier Tatiana, stratège chez les chevaliers dotée d'une rare intelligence. Certains vont jusqu'à que c'est une chance n'arrivant qu'une fois toutes les décennies. Cependant, l'intelligence n'est pas sa seule capacité, puisqu'en tant que chevalière, elle a appris aussi à se défendre, ce qu'elle est loin de mal faire. Ainsi, si elle sait bien se débrouiller à mains nues, elle excelle à la manipulation des lames courtes, par deux ou seule, et peut aussi bien attaquer à courte portée avec qu'à portée plus longue en lançant ses lames, bien qu'elle n'ait jamais eu à les projeter. Sachant attaquer et aussi se défendre, il faut cependant noter que son endurance est limitée, ne pouvant que difficilement tenter de rivaliser avec plusieurs adversaires contre une ou combattre plusieurs fois d'affilée.
Autre aspect moins connu est ses talents et non-talents. Si elle n'était pas stratège, Tatiana aurait pu être une femme de lettres ou une philosophe reconnue, ayant souvent comme passe temps l'écriture de poèmes ou de réflexions. De plus, la lecture est sa principale passion, ce qui a sûrement favorisé son talent stratégique et son art de jouer avec les mots. Cependant, certains pourront vous confirmer qu'il ne faut JAMAIS la laisser entrer dans les cuisines ni toucher à un instrument de musique ou de couture. Elle ne sait rien faire d'autre qu'un massacre, mais ça, seuls les supérieurs et les plus anciens pourront vous raconter ces diverses mésaventures.
Bien qu'elle l'ait jadis porté, elle déteste désormais être surnommée ''Tiana'', s'agaçant automatiquement lorsqu'on l'affuble de ce diminutif.
Enfin, des rumeurs courent sur le fait qu'elle aurait un pêché mignon, mais personne n'a encore trouvé de quoi il s'agissait

Age : 26 ansRace: ElfeOrientation: Panromantique mais asexuelle
Métier: StratègeGroupe: Ordre des ChevaliersSource: Haku Yowane des Vocaloid

Enoriel, efle-barde de niveau onz...oups, je me suis trompé de fiche, veuillez patienter...C'est bon, on peut y aller ! Tatiana Ludemberg est une jeune femme dans la fleur de l'âge, et il y a bien des caractéristiques qui font que l'on reconnaît même de loin la stratège de l'Ordre des Chevaliers. Ses longs cheveux d'argent soyeux, lisses en permanence pour commencer, et qui à la lumière vive du soleil, semblent resplendir d'un blanc immaculé. Ses yeux, que les plus élogieux compareront à des rubis, mais que les plus francs associeraient à la couleur du sang fraîchement pris dans la glace, par leur absence d'émotions visibles et cette impression qu'elle lit aisément en eux. Sa peau, plutôt pâle mais satinée, aucune imperfection n'ayant osé la braver jusque là. Mais surtout, son allure élégante et gracile malgré son corps qui l'est un peu moins, dû à son appartenance. (Une tafiole quoi !) Elle mesure un-mètre quatre-vingt-huit, pour quatre-vingts kilos de muscles à peine dessinés. Hanches larges et jambes longues, sa beauté est donc au diapason de ses origines elfiques, mais c'est plus une beauté froide et sans âme qui se dégage d'elle. Beauté dont elle n'a que peu conscience en fait, surtout agacée par sa poitrine, assez imposante qu'elle comprime sans cesse et sans réel succès. (un physique de tafiole ouais !) Son visage, aussi beau puisse-t-il être, est figé, ne dévoilant aucune émotion, comme s'il était vide, comme si elle était dénuée de toute émotion. Le seul moment où quelque chose peut être perçu est lorsqu'elle réfléchit, ce qui n'est pas un réel progrès en soi. Ses oreilles, communes à celles de tout elfe, sont néanmoins cachés par ses cheveux qui aussi épais, sont ramenés en une basse queue de cheval par un ruban noir, avant qu'elle ne passe une main dans sa longue frange pour dégager sa vision. Cependant, elle n'a jamais souhaité les couper (parce que c'est une tafiole !) pour des raisons connues uniquement d'elle, et se satisfait de son agile physique capable de se défendre si nécessaire, ni plus, ni moins.

Concernant ses vêtements, il est intéressant de noter qu'en dépit de son rang, elle préfère néanmoins les habits simples avec peu de couleurs. Probablement parce que son physique est reconnaissable, elle préfère atténuer ça avec principalement des vêtements noirs. Enfin surtout noir, probablement pour assortir avec son ruban, qui depuis dix-huit ans, soit le temps qu'elle a passée en compagnie des chevaliers, a toujours attaché ses cheveux, mais surtout ''Dans une foule de monde noircie/Couleur appropriée que celle-ci.'' est un adage écrit de sa main qu'elle respecte à la lettre. À moins que ce ne soit une couleur qui symbolise un deuil qu'elle porte encore. Ensuite l'insigne des chevaliers se trouvant toujours sur le dos, il est plutôt facile de le dissimuler avec ses cheveux, sachant pertinemment bien, pour se l'être entendue dire à plusieurs reprises, que sa position comprend des risques. Il faut dire, malgré son statut, elle ne tient pas à l'afficher, préférant sans cesse rester discrète. Autant dire qu'elle n'avait clairement pas besoin donc de ses sempiternelles recommandations. De ce fait, et non par complexe, lorsqu'elle sort en ville, elle préfère généralement cacher son visage sous une longue cape noire avec une capuche constamment rabattue sur sa tête. Par son statut de chevalière et surtout de stratège, il ne s'agit pas de son unique précaution, puisqu'elle possède deux stylets cachés notamment dans ses bottes. Peut-être que ça tranche, avec sa tenue mais elle si elle respecte son statut de femme, c'est assez visible qu'elle désire ne pas se sentir emprisonnée dans ses vêtements. Enfin, ultime précaution dont seul le chef des chevaliers est au courant, -supérieur oblige mais surtout parce qu'elle n'a pas eu d'autre choix que de lui en parler car il l'avait vu- c'est ce qu'elle a nommé la solution finale : une bague à poison portée en pendentif autour de son cou, caché sous ses vêtements. À la fois bien précieux et ornement utile, la jeune femme a déclaré à son supérieur qu'elle n'hésiterait pas à l'utiliser si c'était le seul choix qui lui restait.

Faire ce qu'il y a à faire.
Faire ce qui est nécessaire.
Ainsi elle fut élevée,
Elle ne compte pas changer.


Son visage calme au point de paraître dénué d'humanité...enfin c'est une elfe aussi donc que ce soit avec la terminologie ou les différences entre chaque race, elle n'est pas humaine à l'origine. Sa voix froide et sans appel. Tatiana a toujours été ainsi, à ne pas douter. Rares sont ceux l'ayant vu exprimer quelque chose. Parfois elle peut être absente lorsqu'elle lit une missive ou un livre. Lorsqu'elle réfléchit aussi, et dans ces cas là, même un tintamarre ne saurait la ramener immédiatement. La lèvre inférieure pincée entre son pouce et son index, seule sa volonté la ramènera à la réalité. Ce sont hélas les seules exceptions, et les personnes l'ayant vu sourire, pleurer, ou se mettre en colère sont au même rang. Des exceptions. S'il fallait d'ailleurs se référer aux témoignages d'autrui, ses yeux seraient aussi secs que son ton, et son visage figé dans cette fermeture, la prétendant incapable de changer de visage. Elle aurait même toujours été ainsi, aussi indéchiffrable, les difficultés sont énormes pour comprendre ce qu'elle pense, mais ce qui leur fait le plus peur, c'est son regard qui semble lire une personne. Son regard qui semble imperméable au mensonge. Son regard qui semble déceler toute vérité cachée. Son regard qui semble pourtant immuable, inchangeable.

Et pourtant, malgré cette neutralité apparente, elle cache une question qu'elle se pose sans cesse, encore et encore, à chaque fois qu'il faut prendre une décision importante. Toujours, elle se demande si ce qu'elle s'apprête à faire est ce qu'il faut faire. Depuis toute petite, avant d'être confiée aux chevaliers, elle entendait ce principe, principe qu'elle n'a compris qu'une fois élevée par des précepteurs. Faire ce qu'il faut faire, faire ce qu'il lui faut faire. C'est sur cette simple phrase qu'elle dirige son attitude, ses stratégies, et sa vie, toujours en quête certes de ne pas faire d'actions superflues. Elle a su très vite différencier ce qu'il fallait faire de ce qu'elle devait faire, là où beaucoup ont tendance à amalgamer ces deux faits. Mais surtout, un certain désir de faire ce qui est juste, bien que ce ne soit pas le terme qu'elle emploie. Peut être faire le bien, mais peut être que derrière cette obéissance aux préceptes de ses parents, elle souhaite être en paix avec elle même et ne rien regretter. Faire ce qu'il faut faire est la meilleure chose que l'on puisse faire, disait sa mère, et les raisons de la jeune femme à respecter cela sont multiples et floues. Tout être étant en quête de bonheur, ou de paix interne du moins, devrait selon certains, suivre la morale et sa raison, entrant parfois en opposition. Néanmoins, c'est en ''faisant ce qu'il faut faire'' que celle-ci se rapproche le plus de ce sentiment, et puisque que ça a toujours marché, elle n'a pas l'intention de changer pour ''ce qu'elle doit faire'', raison aussi de sa position dans l'Ordre, mais sa position aussi par rapport à elle-même, entre sens du devoir et sens du juste.


Des rêveuses admirée,
Des ennemis redoutée,
Des envieux méprisée,
Indifférence inventée.


Par sa position de stratège, rôle important certes, mais parce que c'est UNE stratège, certaines femmes sont en mesure de la voir comme un modèle de réussite, une motivation pour continuer la formation malgré le mépris masculin. Tatiana a conscience de son sexe, et a tout autant conscience du privilège qu'elle a en étant la numéro deux de l'Ordre des Chevaliers, comme sauvée par son intelligence. Mais pour elle, qui fut épargnée, bien d'autres ont été méprisées, encore et encore, et elle le sait. Les auteurs, souvent les mêmes, des hommes trop fiers ou peureux de se voir dépasser par le beau sexe. Mais aussi d'autres femmes, qui veulent se montrer supérieures, qui veulent échapper à ça. Et à ces femmes, objet de mépris, la stratège cherche à les soutenir, au moins un peu, juste quelques mots. Tandis qu'aux hommes, sources de ce mépris, elle leur rend cette désapprobation d'un simple regard lourd de reproches. En effet, l'elfe ne parle que peu lorsque ce n'est pas pour élaborer un plan, mais elle tend à dire le plus grand nombre de choses avec le plus petit nombre de mots. Ce doit être ça, le commun des grands esprits, là où les petits esprits parlent beaucoup, voire trop, pour ne rien dire.

Sauf qu'en soi, il est difficile d'être indifférent à celle-ci lorsqu'on a eu une interaction avec elle. Que ce soit des ennemis ou des alliés. Certes, elle est admirée, mais elle est aussi méprisée par les envieux, ceux qui ne savent pas combien elle a mérité sa place. Ceux qui ne voient que son sexe, et qui en retour, ne s'attirent pas ses faveurs. Et surtout, alliés ou ennemis, tous redoutent ses stratégies. De prime abord, elles ne semblent pas forcément dotées de sens, et parfois fort compliquées, mais elle n'en donne jamais la totalité, car elle sait que rien n'est fixe sur un champ de bataille. Pourtant, c'est parce que la stratégie est en somme inattendue dans sa totalité, seuls quelques fragments étant connus -chance que le chef des chevaliers arrive à comprendre une partie plus large de ses plans- c'est cela qui assure généralement la victoire. Le fait est juste que certains peuvent faire les frais de ses plans, et lorsqu'on parle de frais, ce ne sont pas des frais légers, source de la crainte vouée à son égard. Il arrive même que certains parlent non pas d'éléments capitaux à ses plans, mais plus de victimes de ceux-ci en désignant ceux qui sont embringués avec elle. Mais probablement par sa froideur et, concernant les chevaliers, par peur de faire partie de ses ''victimes'' personne ne lui en a fait le reproche, seul le chef aurait fait des allusions dont elle ne se serait pas souciée, mais c'est juste un bruit qui court, le concerné ayant démenti ce fait, et la concernée de ne voyant pas de réelle valeur humaine en personne, y compris elle-même, ou plutôt, elle n'en voit plus, puisqu'elle est bien plus indifférente qu'eux.


Lire livres et personnes,
Et puis servir la couronne
Sans que jamais elle n'oscille
Peu fragile est cette fille.


En fin de compte, le plus intéressant n'est probablement pas la femme, que peu voient, mais surtout la stratège. Il y aurait certes à dire sur le fait qu'en présence de personnes dont elle est particulièrement proche, l'elfe peut devenir particulièrement douce voire maternelle, d'un soutien exemplaire, particulièrement patiente et généreuse. Or, au fond, il n'y a qu'une seule personne qui a pu attester de ce fait et elle n'est même plus là pour en parler. Parce que sa position l'y oblige, par ses relations au mieux cordiales, par la méfiance qu'elle s'attire à cause de sa froide intelligence, et surtout parce qu'elle n'estime que très rarement que dévoiler cette partie d'elle est ''ce qu'il faut faire'', elle ne le montre pas. À la place, elle se montre réfléchie, prenant toujours un certain temps pour élaborer des plans. Or, elle élabore un plan à partir de toutes les éventualités possibles, ne laissant rien au hasard, tentant d'avoir plusieurs coups d'avance, raison pour laquelle sa réflexion paraissant lente est en réalité plutôt rapide lorsque l'on constate les éventualités prises en compte, dont certaines moins probables que d'autres. Très calme, jamais elle n'a été vue perdre son sang froid, ni désirer des résultats immédiats. Elle est cependant très réactive, et à chaque mouvement, il ne lui faut que peu de temps pour trouver comment réagir, imprévu ou non. Enfin, elle sait se montrer autoritaire pour faire taire toute protestation.

D'ailleurs, lorsque ses interlocuteurs l'entendent claquer la langue contre le palais, ils savent que c'est un signe qu'elle n'est pas contente, entre menace, remarque ou ordre, le ton sait arracher un frisson même au plus hardi. Crainte de ceux qui ont déjà fait les frais de ses talents, ils n'hésiteront pas à préciser comme elle peut être cruelle, inhumaine, lorsqu'elle s'y met, car si elle cherche à valoriser les talents de tous, c'est surtout par intérêt. Lorsqu'elle élabore un plan, les personnes devant elle n'ont plus rien de ''personnes'' et sont alors réduites à être de simples pions sur son échiquier mental. Pourtant, la peur qu'elle mette ses menaces à exécution fait que généralement, le silence est gardé. Ce qui est logique puisqu'elle n'hésite pas à faire ce qu'elle dit, comprenant que sans autorité, aucun respect ne serait gagné. Néanmoins, elle s'assure que cela n'aura qu'un impact minime à nul sur ce qu'elle prévoit. Et tandis qu'elle laisse la tactique à son supérieur, la stratège qui se charge de trouver quoi faire tandis que le chef, tacticien, doit chercher comment faire pour mettre la stratégie à bien, peut certes se moquer des vies alliées et des sacrifices engagés, mais elle est encore plus impitoyable envers les vies ennemies, qui ne méritent que la mort d'après elle. C'est l'un des seuls points sur lesquels elle peut être d'accord avec la plupart des chevaliers de ce fait, mais ce qui est sûr, c'est qu'une fois qu'elle a décidé d'une formation à adopter, il faut vraiment de bonnes raisons telles que de nouvelles informations ou une menace à mettre à exécution pour changer ses plans, auquel cas elle reste inflexible, et c'est notamment le cas de ses opinions.

Faire ce qu'il y a à faire.
Faire ce qui est nécessaire.
Tel est son éternel souci,
Et ce à quoi elle obéit.


Elle se comporte ainsi parce qu'elle a estimé que c'était ce qu'il fallait faire. Ce manque d'empathie en fait partie car sur le champ de bataille, l'être devient juste une bête assoiffée de sang, et les morts qui s'y produisent ne laissent aucun moment pour pleurer, ni pour créer des liens. Une erreur ne doit jamais être commise plus de deux fois, car si une erreur est commise, si un événement tragique, alors c'est que n'était pas ce qu'il fallait faire. Pas de religion, de déesse Shun opposée au dieu Yue ou tout ça, ni croyance en des sciences qu'elle ne maîtrise pas, préférant pensée que c'est elle qui se dirige. Mais qu'on ne se méprenne pas, car si elle n'est pas dévote ni réellement croyante, elle exécute quand même les rites et parfois, même si elle ne le dira jamais, cela la rassure quelque peu de penser à cette entité. Se contentant de quelques prières désormais émancipée de la formation, elle n'a confiance qu'en elle même et encore. C'est pour ça qu'elle garde la majorité de ce qu'elle sait pour elle, ne craignant pas d'être associée à la paranoïa ou autre folie du genre, car elle est bien trop calme, les flammes de sa colère étant même glacées. Pour autant, la demoiselle n'a pas la rancune tenace, bien au contraire, elle pardonne facilement, ce qui est étonnant, mais surtout parce que laisser les émotions ou autres paramètres extérieur biaiser son jugement n'est pas ce qu'il faut faire d'après elle.

Pardonner sans oublier, c'est ainsi qu'elle voit son attitude envers les autres chevaliers. Elle pardonne leur simplicité d'esprit, le fait qu'ils soient ainsi aveuglés par le roi, la religion, la noblesse qui les corrompent malgré eux, et c'est bien la seule chose qu'elle leur pardonne. Mais au fond, elle n'oublie pas, étant seule face à ce sentiment que quelque chose cloche, sans personne pour se confier. Un lourd secret, un lourd fardeau peut-être, pas de quoi la faire craquer, refusant de partager à quiconque ce qu'elle sait, pour sa sécurité et pour ne pas se lancer dans des réflexions erronées. Inutile d'agir lorsqu'on a pas toutes les cartes en main, c'est un raisonnement qu'elle applique dans la conception de ses plans aussi bien que dans la vie. Là, tout ce qu'elle sait, c'est que pour le moment, elle ne peut pas faire grand chose, mais elle désire faire ce qu'il faut faire. En l'occurrence, en savoir plus. Curiosité non réelle, car il faut vraiment que son intérêt soit piqué, sauf si c'est un livre ou une personne dont elle serait très proche, mais plus sa soif de connaissances depuis qu'elle est jeune. C'est l'un des problèmes avec les gens qui ont trop de matière grise, c'est qu'ils veulent la nourrir et l'exploiter à plein régime. Et si elle n'en sait pas le plus possible, alors il devient bien plus difficile de répondre à l'éternelle question maîtresse de ses agissements et attitudes...

Quoiqu'il en soit :

Qu'elle soit admirée,
Méprisée, redoutée ;
''Faire ce qu'il faut faire.''
Est sa seule bannière.

L'histoire est dans le message suivant, dans la mesure où avec les codes et tout ça, ma fiche dépassait la limite de 65000 caractères imposée par Forumactif (à 3000 caractères près xD) :') ainsi, j'espère que le fait d'avoir divisé ma fiche en deux parties ne posera aucun problème pour ma validation, et que tout sera bon ! ** Merci de votre compréhension ^^.

Pseudo: Shi-chan, Hikachu, __ et Chinchil-larve, mais ici on va dire au vu du perso que Tiana fera l'affaire xD
Âge: Encore une fois, on ne demande pas ça à une demoiselle nanmého !
Comment as-tu découvert le forum: Euh...je connais...des gens..haut placés ?? (aussi véridique que réutilisable à souhait comme raison xD)
Commentaire: à découvrir dans le prochain message


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MessageSujet: Re: "Faire ce qu'il faut faire..." [Tatiana Ludemberg, terminée] Mer 27 Sep - 18:00
Tatiana Ludemberg


C'est juste au dessus ! ^^

Age : 26 ansRace: ElfeOrientation: Panromantique mais asexuelle
Métier: StratègeGroupe: Ordre des ChevaliersSource: Haku Yowane des Vocaloid

Déjà mis plus haut ! :')

Dans le précédent message


Tatiana Ludemberg. Vingt-six ans. Elfe. Stratège dans l'Ordre des chevaliers. C'est tout. Ce qu'il y a savoir. Le reste est inutile. Ni plus ni moins. Mais ça ne vous suffit pas. Vous voulez en savoir plus. Ça me dérange. Curiosité nocive. Mauvaise place. Je ne peux le reprocher. Juste le constater. C'est ainsi. Mais je suis consolée. Consolation faible. Maigre à la limite de l'inexistant. Sauf que c'est votre lecture. Parcourez ces lignes. Voyez vos lèvres cousues. Vous ne pourrez en parler à quiconque. Ce que vous avez lu ne sortira pas d'ici. Ça s'effacera même selon votre mémoire. J'espère pour moi qu'elle est mauvaise. Pas comme si vous pourriez me confronter de toute façon. Espoir vain car rencontre impossible. Espoir futile car inévitable à venir. Espoir existant car faiblesse propre au sujet pensant. Espoir bientôt éliminé pour ces raisons. Parce que c'est ce qu'il faut faire. Et surtout faute de choix. Situation dérangeante. Passage obligé. Impossibilité de lutter. Encore moins de contrer. Rien ne sera annulé. Lisez donc ces lignes. Aucun remerciement si vous le faites. Regards problématiques. Aucun reproche si nous ne lisez pas. Aucun remerciement non plus. Encre et papier usités pour rien. Mais nécessité. Celle de commencer. Débuter par le début. Faudra m'y faire. Mais choix absent. Puisque c'est ce qu'il faut faire. Que ma plume marque ce papier. Que mes mots marquent l'air. Que votre curiosité soit rassasiée. Que vous me laissiez après cela. Ma seule requête. Contentez la mienne quand j'aurai contenté votre requête. Celle du savoir. Mais commençons. Ça ne se fera pas seul. Esprit non résolu mais il faut le faire. Faisons-le donc et commençons.

Enfance. Ah oui. Souvenirs vagues en soi. En parler paraît nécessaire. Pas pour moi. Trop vague. Trop important aussi. Bien précieux. Trop précieux. Aucune volonté de partager. Souvenirs lointains. Aucune envie d'en parler. C'est personnel. Ce qui m'appartient. Chose rare. Peu d'appartenances en fait. Je ne vais pas y réfléchir. Ce n'est pas ce qu'il faut faire. Cette phrase. Depuis mon enfance. Rare souvenir de celle-ci. Souvenir marquant. Souvenir de fer rouge. Gravé en mon esprit à jamais. Autant relater. Relater l'impossible. Relater sans être complète. Je n'aime pas ça. C'est ce qu'il faut faire répétez-vous. Je ne peux qu'être d'accord. Retour impossible de toute façon. Je suis déjà loin. Continuons sur ce chemin je vous prie. Vous avez insisté alors lisez. Sinon autant arrêter là. Mais je ne le ferai pas. Je ne peux être arrêtée. Pas quand l'adage est prononcé. Faire ce qu'il faut faire. Les paroles de Mère. Faire ce qu'il me faut faire. Celles de Père. Mes deux parents encore là. Chance d'être née du bon coté. Du mauvais coté niveau genre. Du bon coté niveau statut. Statut plutôt moyen. Mais presque aucune conséquence de la guerre. Juste des honneurs que Père a refusé. Il s'était illustré. Lui, petit peuple mobilisé. Des honneurs et richesses proposées. Honneurs et richesses refusées. Il avait aidé la patrie. Pas besoin de plus. Il a épousé Mère et m'ont eu. Vie simple mais aimante. Je pense que mes parents m'ont toujours aimée. Pensée idiote peut-être. Mais pas pour moi. Sauf qu'il ne sont plus mes parents. Juste des géniteurs. Dix huit ans de distance. Des géniteurs et mentors premier. C'est ce qu'ils sont devenus à mes yeux.

Père m'aimait. Sans doute. Mes rares souvenirs sont son grand sourire. Son air fatigué. Ses cheveux et ses yeux. J'ai hérité de ceux-ci. Il coiffait souvent mes cheveux. La sensation de la brosse sur ceux-ci. C'est assez étrange d'y repenser. Mais je refuse qu'un autre y touche. Je me coiffe seule et ça me va. Homme intelligent je pense. Il travaillait beaucoup. Mais avait du temps pour moi. Petite fille insignifiante dans cette masse. Fille unique aussi. On peut le qualifier de protecteur. Il essayait toujours. Pour compenser le comportement de mère. Qui sait. Je ne m'en soucie plus réellement. Puis j'y reviendrai. Mais pas trop. Me laissant en grandissant. Quand je devais agir. Ni lui ni mère m'aidaient. Ceux autour de moi. Je ne savais pas comment agir. Alors il me disait ce qui était possible de faire. C'est tout. Juste des choix. Choix qui ont disparus. Sûrement son jugement. Je devais être capable. Penser seule. Agir seule. À six ans j'étais déjà grande. Pour lui. Notre condition devait l'obliger. Les taxes augmentaient. Ma seule source d'éducation. C'était eux. Et les quelques livres. Vu et revus. Je devais grandir. Pour aider. Seule solution. Seul choix. Il m'a appris qu'on l'avait toujours. Mais parfois, c'était entre dysenterie et scorbut. C'est ainsi qu'il m'a élevée. Première méthode. Méthode incomplète. Méthode complétée par mère. Mais pendant six ans. Pendant ce temps il était là. Puis comme Mère il s'est éloigné. J'ai compris trois ans après. Lenteur ou pas. Ils ne sauront jamais. Leur éducation a porté ses fruits. Je pense sans certitude. Mais le temps est passé. Les souvenirs floutés. Et l'amour amoindri. J'étais enfant donc j'aimais mes parents. Sûrement. Ça remonte à loin. Peut être trop.

Je m'égare. Veuillez m'excuser. Parlons de l'autre moitié de ma famille. Mère. Je ne connais pas d'autres membres. Sûrement éloignés ou bien morts. Qu'importe. Ils ne me manquent pas. Logique. Impossible de manquer de ce qu'on a jamais connu. Mère donc. Elle m'aimait aussi. Mais à sa manière. Mes souvenirs sont plus rares. Elle était moins présente aussi. Juste ses cheveux noirs. Et aussi son visage. J'en ai hérité. Une très belle femme d'après Père. Mais c'est trop flou. Impossible à déterminer. Puis plus marquant. Ses mots. Quand je lui demandais conseil. Réponse identique. Réponse figée. ''Fais ce qu'il faut faire''. Je n'ai pas compris jadis. Et on a jamais été proches. Comme si elle m'évitait. Quelques mots par-ci par là. Pas tous les jours. Des journées sans qu'on se parle. C'était devenu commun. Lourd mais normal. Douloureux mais courant. Enfant oblige. Père me disait que c'était sa façon de m'aimer. Je ne le croyais pas. Maintenant si. J'ai enfin compris. Adulte oblige. Je n'ai jamais su agir avec elle. Encore maintenant je me pose la question. Suivre son idéal n'est sûrement pas suffisant. Impossible de le savoir. Autant me contenter de ça. De cette conviction. Conviction intime et faible. Celle selon laquelle j'obéis. Je suis ce principe à la lettre. Peut-être. Faire ce qu'il faut faire. Parmi les choix possibles. Elle complétait l'éducation de Père. Ce principe est devenu mien. Plus qu'à ceux m'ayant donné la vie. Plus qu'à ceux qui m'ont enseigné ce que je sais. Plus qu'à mes supérieurs. J'obéis à cette phrase. Je cherche à faire ce qu'il faut faire. Mais je n'avais pas compris. Les mots de Mère étaient flous. Ils s'éclaireraient. Père avait raison sur ce point. Et la méthode fut complète. Méthode que je n'avais pas saisi jadis.

« Ma fille, ce choix est celui que nous avons fait parmi ceux qui nous étaient proposés. Adieu.
-On a fait ce qu'il fallait faire. C'est ton tour maintenant Tatiana. Fais ce qu'il faut faire et...adieu. »

Dernier jour. Dernières paroles. Mes parents ne l'ont plus été. Les taxes étaient trop lourdes. Ils devaient se délester. Je devenais un poids. À huit ans j'étais faible. Pour travailler c'était inutile. Mais c'était me tuer ainsi. Ou me vendre. Ou m'abandonner. Ou ce choix là. Me confier aux chevaliers. Les derniers mots de Père n'étaient pas seuls. Un ruban noir les accompagnait. Il a noué mes cheveux avec. Puis on est parti de la maison. Aux derniers instants, Mère m'a parlé. Première fois de la journée. Dernière fois dans ma vie. Un collier passé à mon cou. Une bague à poison. Je le sus plus tard. Son dernier geste. Sa voix était triste. Donc elle m'aimait. Elle se voulait froide. Forte. Elle ne pouvait me trahir. Mais ce jour là j'étais perdue. Mes parents si tristes. Je n'avais pas compris. Il m'a fallu trois jours. Là j'ai réalisé. Ils ne reviendraient pas. Mais je ne l'espérais pas. Je ne leur en voulais même pas. Ils ont fait ce qu'ils fallait faire. Peut-être même qu'ils le prévoyaient. S'éloigner de moi pendant deux ans. C'était pour ça. Pour pas que je souffre trop. En prévision de ce moment. Parce qu'ils m'aimaient. Je pense. Je ne connaîtrai jamais leurs pensées. Mais ils ont bien fait. Contrairement à d'autres. Moi je n'ai pas perdu de temps. Je n'ai versé que quelques larmes face au dos de mes parents. Puis les adultes m'ont emmenée. Et tout avait commencé. Deux ans à s'éloigner pour père. Huit pour mère. On s'étonnait même que je tienne. Un peu triste certes. Rien de grave. C'était mieux. Pour ce qui était à venir. Ils étaient si loin depuis longtemps. J'avais fini par m'y faire au fond. J'avais compris ce jour là. Ils me choyaient trop par rapport à avant. C'était notre dernière fois. Nos derniers souvenirs. Souvenirs fondant comme glace en été. Sûrement qu'ils m'ont oubliés eux aussi. Je n'avais plus le temps d'y penser. Une éducation nouvelle commençait. Et plus que le précepte donné par ces personnes. Ils m'avaient inculqué des valeurs de manière stricte. Politesse et respect entre autres. Au moins ça. Le reste était à acquérir.

Ce que j'étais. Une petite fille. Une enfant. Ce que je serai. Une chevalière. Sûrement rien de plus. Ceux que je servirai. La noblesse. Les purs. Puis la religion. La lecture. L'écriture. Quelques connaissances sur les armes. La couture. Entreprise vite abandonnée. Quelques corvées. Cuisine interdite. Premier essai infructueux. Euphémise. Puis ménage. Plutôt bonne. Sens du détail sûrement. Mais fuite. Amour des livres. Encore et encore. Quand j'ai appris je fus happée. Élève sérieuse cependant. Soif d'apprendre. Ennui d'apprendre. Trop facilement compris. Trop facile. Posant encore des questions. Naturel pour une enfant. Pas les miennes. Complexes d'après eux. Je ne comprendrais pas. De ce qu'ils disaient. Peu de réponses. Mais je continuais. Apprendre. Comprendre. Me cultiver. Aider. M'exercer. Un quotidien long. Voyant les mêmes paysages. Entendre les même choses. La noblesse. La bonté. Le bien. Ceux qui méritaient protection. Ceux qui méritaient respect. Ceux qui étaient proches de Shun. Ceux qu'on devait admirer. Mais craindre aussi. Parfois durs. Toujours justes. Toujours désireux de faire le bien. Les protéger était ce que je devais faire. Ça m'a frappé. Cette différence. Mes parents. Ils étaient différents d'eux. Logique. Mais influence parentale forte. Donc différence frappante. Surprise. Interrogation. À peu près mes sentiments. Puis contentement. Oubliant le passé. Passé revenant me frapper. L'illusion ne dura que peu. D'autres enfants vivaient dedans. Orphelins sauvés. Sauvés par ceux qu'ils serviraient. Peut être que c'était juste. Dédié leur vie à ceux qui ont sauvé la leur. Ce doit être ça. Mais je n'étais pas pareille. Alors un jour j'ai craqué. J'ai demandé.

« Protéger les nobles, c'est bien ce qu'il faut faire non ?
-C'est ce que tu dois faire oui. Enfin ce que tu devras faire. »

Voilà la différence. Ils me disaient quoi faire. Ils me disaient ce que je devais faire. Longtemps perdue j'ai amalgamé. Ce que je devais faire. Ce qu'il fallait faire. La même chose pour l'enfant de neuf ans que j'étais. J'étais contente. Une réponse. Je l'avais enfin. Ce qu'il fallait faire. Enfin une réponse. J'obéissais encore plus. Je travaillais encore plus. Je lisais encore plus. Des ouvrages toujours plus conséquents. Certains s'étonnaient. Se demandaient si je comprenais. Aisément même. Mais le temps manquait. Il fallait toujours parfaire le terrain pour la formation. Encore cinq ans. Et à force de lire j'ai enfin compris. Ce que je devais faire. Ce qu'il fallait faire. C'était différent. Faire ce qu'il me fallait faire. Ma volonté. Faire ce que je devais faire. Leur volonté. Le juste sûrement. Depuis ce jour tout changea. Leurs discours sur les nobles surtout. Plus aucune saveur. Répétition. J'ai prêté attention. Ils répétaient. La même chose. Ennui mortel. Les autres y croyaient. J'avais fini par ne plus y croire. Ils répétaient trop. Je ne comprenais pas. Juste un pressentiment. Émotion d'enfant. Crise passagère. Une phase. Je devais donc faire semblant d'y croire. C'était ce qu'il fallait faire. Pour être tranquille. Mais ça ne m'a jamais quitté. Ce fait qu'ils répétaient trop. Trop de fois la même chose. Je ne suis pas sûre maintenant. Mais à l'époque j'étais ennuyée. Cette persuasion m'ennuyait. J'aurais préféré la conviction. Mon intelligence plutôt que mes émotion. Mais ils n'ont jamais attaqué ce point. Alors je m'ennuyais. Je partais lire. Et je lisais. Encore plus. Toujours plus d'ouvrages. Des ouvrages toujours plus conséquents. Jusqu'à l'ouvrage de trop.

L'ouvrage de trop. Un ouvrage lourd. Un ouvrage d'histoire. Un nouvel ouvrage. Ouvrage récent sur la guerre. Quelques batailles. Un précepteur m'a attrapée. Je commençais à le lire. C'était intéressant. Je comprenais. Mais on ne le pensait pas. Je lisais. Des pas se faisaient entendre. Puis une ombre. J'ai à peine levé les yeux. Un ordre. Arrêter la lecture. Lire ce que je ne comprenais pas. Même si j'apprenais vite. J'ai donc récité. Ce que disait le livre. En termes qu'il comprenait. Ce que j'en pensais aussi. Stratégie débile. Passer par le sud. Le nord aurait moins coûté en vies. Surprise. Yeux agrandis. Livre dans ses mains. Il lisait. Il regardait. On m'emmenait à un ''érudit'' il confirma. Génie. Première fois que j'entendis ce mot. J'avais une dizaine d'années. Pas la dernière. Puis j'ai passé des heures avec lui. Discussions militaires. Enseignements plus poussés. Encore plus de livres. Mais rengaine similaire sur la noblesse. Des mots différents. Je n'étais dupe. Mon ''génie'' effrayait presque. Ils se doutaient. Ils insistaient. Ils voulaient me contrôler. J'avais compris. Mais sans comprendre la raison. Je n'y arrivais pas. Me laisser faire. Ce qu'ils voulaient que je fasse. Ce que je devais faire d'après eux. Mais au fond de moi je savais. Réflexion et sentiments mélangés. Idée longtemps mûrie. Longtemps elle m'a tracassée. Changement de points de vue réguliers. Conclusion similaire. Les choix différents. Les choix proposés. Mon choix arrêté. Ce n'était pas ce qu'il fallait faire. Donner l'air. Pas la chanson. Mais je n'allais pas plus loin. J'ai peut-être même oublié. Le temps passait. Seule une méfiance envers le haut subsistait. Une méfiance légère. Rien de plus. Les raisons furent floutées. Temporairement.

Quatorzième année. Début de la formation. Double formation. Chevalière. Surtout stratège. Les regards étaient surpris. Admiratifs je crois. Le bruit court vite. Tous savaient. Stratège. Ce que je serai. Ce à quoi on me préparait. Respect. Dès le début. Du bon coté. Une fois de plus. Intelligence louée. Peu de familiarités. J'étais occupée aussi. Double formation. Celle de stratège prenante. Quelques profils cependant. Mais pas d'approches. Peu de temps. Puis peu d'envie. Ma responsabilité. Ma faute. Mon goût. Ma formation me plaisait. L'impression d'être comprise. De grandir. Qu'on me prenait moins pour une enfant. Ou un pantin immature. J'étais seule. Mais j'appréciais ce que j'apprenais. Je voulais en apprendre plus. Je ne voulais plus suivre. Je voulais précéder. Trait de génie d'après certains. C'était intéressant. Donnait à réfléchir. Mais je devais regarder les autres aussi. Connaître leurs compétences. Pour savoir comment les utiliser. Exercer les miennes. Règle dont je n'étais l'exception. Les lames courtes. Spécialité. Mains nues aussi. Moindre mesure. Mais peu endurante. Efforts vains. Mise sur l'agilité. Mise compensant ce défaut. Intérêt moindre. Mais nécessité. Ce qu'il fallait faire. Je le faisais. Les apprentis m'aidaient même. Quelques uns. Femmes. Hommes aussi. Surprise. Du bon coté. Future stratège. Mépris moindre. Respect plus présent. Sorte de solitude. Je n'avais compris. J'étais la seule. Seule à être ainsi. Seule aussi bien traitée. Juste pour une ''intelligence supérieure''. J'avais de la chance. Rareté. Réalité inconnue. Réalité que j'allais connaître. C'était rapide en fait. Assez pour comprendre ma chance. Et pour voir. Voir la malchance. La misère de mes comparses. Juste pour une question de sexe. Pathétique. Ce que je pensais. Je ne le disais pas. Je ne le jugeais pas utile.

Abus. Ce qu'elles subissaient. Physiques. Psychologiques surtout. Sexuels parfois. Supposition pour le dernier. Mais difficultés supplémentaires pour elles. Entraînement harassant. Mépris pesant. Double fardeau. Je m'en tenais loin. J'avais même commencé à suivre ces hommes. Les réactions diverses chez elles. Celles qui se relevaient. Les seules qui en ''valaient la peine''. Celles qui quittaient la formation. Sous influence. Celles qui quittaient ce monde. Brisées par leurs attitudes. Celles qui voulaient se venger. Celles qui perdaient le contrôle. Faiblesse était ce que je pensais d'elles. Malgré moi je méprisais mon sexe. Je ne connaissais pas. Et si. J'en aurai été affectée peut être. Je ne le saurai jamais. Je n'ai jamais vraiment vécu ça. Future stratège. Génie. Mon sexe importait peu pour eux. Puis ce jour. Un an après le début. Une part de moi y repense avec joie. L'autre aurait voulu l'inverse. Que cela ne se soit jamais produit. Que je n'aie pas fait un tel acte. J'observais ce qui se passait. Rien de plus. Jamais je ne me suis soulevée. Jamais je ne les aie défendu. Aucune intervention. Juste, regarder sans agir. Je les blessais ainsi. Je ne valais pas mieux qu'eux. Je m'en suis rendue compte plus tard. Ce jour là justement. Aussi doux qu'amer avec le recul. Je veux continuer d'y croire. Ce que j'ai fait ce jour là. Je veux y croire. C'était ce qu'il fallait faire. Ce jour. Enfin ce soit. Sur le point de regagner les dortoirs. C'est là que ça a commencé. C'est là que se trouve ma joie la plus grande. Mon pire regret aussi. Le jour où j'ai agi. Peut-être que c'était une bonne chose. Peut-être que je n'aurai pas dû. Aucune réponse ne me sera donnée.

Ce soir là, au crépuscule, ma journée était terminée et j'étais pressée de me reposer, car malgré tout, c'était assez éreintant comme formation, sauf que la nuit qui a suivi, mon sommeil n'a duré que quelques heures, bien que je ne fusse pas seule, car comme je l'ai dit, c'est le jour où j'ai agi pour la première fois, à soutenir une de mes comparses ; une fille fort déterminée à devenir chevalière, se battant avec une arme étrange qu'était une épée double, mais une fille ne manquant pas de ténacité, répondant aux attaques masculines au point qu'elle ne récoltait que plus de leur fureur, et ce soir là, ça n'avait pas manqué puisque encore une fois, elle s'était retrouvée encerclée par ce même groupe de six garçons qui aimaient lui faire du mal, et cette fois, ils avaient décidé de s'en prendre à sa fierté, ses longs cheveux dorés, attachés à mi longueur par un ruban blanc, et elle s'en vantait presque, voulant que ce symbole de sa féminité perdure même lorsqu'elle deviendrait chevalière, fierté qui fut coupée par un unique coup d'épée, elle était maintenue par deux d'entre eux et un troisième tenait ses cheveux, le quatrième est celui qui les a coupés et les deux derniers ont joué avec comme si c'était une balle, devant ses yeux embués de larmes pendant plusieurs minutes avant que tous ne s'en aillent dans de grand rires, aujourd'hui encore, je ne sais pas si c'est ses pleurs, la scène vue dans son intégralité ou la goutte d'eau qui a fait déborder le vase d'une colère latente presque inconsciente, mais j'avais décidé de ne pas laisser passer ça.

Voir ça m'avait fait prendre conscience que me comporter de cette manière n'était pas ce qu'il fallait faire depuis le début, que j'avais été odieuse et sûrement aussi que je voulais réparer mon pêché, j'ai décidé de faire un pas vers elle, et avant même que je ne m'en rende compte, j'étais déjà devant cette fille, à genoux et en larmes et je m'étais accroupie, me demandant encore pourquoi est-ce que ces filles étaient aussi méprisées, juste parce qu'elles n'avaient pas le sexe qu'il fallait, comprenant que ce qu'ils leur faisaient subir n'était pas ce qu'il fallait faire, et que ce qu'il me fallait faire était de l'aider, même si c'était juste elle, même si j'étais seule à le faire, alors je lui ai tendu mon mouchoir, sorti de ma robe, sans un mot, puis sans un mot, elle le prit et pleura de plus belle, cette fille vêtue de blanc comme son ruban, moi vêtue de noir comme mon ruban, j'ai pris son ruban et l'ai attaché sur sa tête, comme un bandeau, une manière différente, mais l'intention y était, ses cheveux étant trop courts pour être attachés de toute façon, les deux pans restants, je les ai tirés vers le haut et ils restèrent ainsi, c'est suite à ce geste qu'elle a levé ses yeux saphirs sur moi, et sans hésiter, elle s'est jetée dans mes bras, me mettant au sol sans que je ne veuille résister et a pleuré encore, jusqu'à se calmer, jusqu'à pouvoir se relever, après s'être servie de moi comme d'un mouchoir, puis on a discuté un peu de ce qu'elle subissait avant qu'elle ne s'endorme d'épuisement, alors que j'eus plus de mal à trouver le sommeil, secouée malgré moi par cet événement, sans pour autant en comprendre la raison, et sans posséder la moindre connaissance des conséquences que mon geste avait entraîné, ce devait être ça, qui m'avait fait le plus peur, peut-être que j'avais peur d'être prise pour cible à mon tour, ou peur de paraître moins bien intentionnée que je ne l'étais, mais en fait, je ne savais toujours pas pourquoi j'avais agi ainsi envers elle.

Mikaela Nevernind, tel était le nom de celle que j'appellerai plus tard mon amie, bien plus petite que moi, elle était cependant bien plus athlétique et assez agile par rapport à mes capacités, elle était bien plus expressive, et énergique aussi, mais à coté l'une de l'autre, on semblait si opposées qu'on s'en amusait, les relevant encore et encore pour en rire, allant même, quand on pouvait être dehors, jusqu'à nous couvrir d'une cape blanche pour elle et noire pour moi, c'est surtout la première fois que je riais depuis mon arrivée ici, et sans m'en rendre compte, sa présence à mes cotés était une véritable bouffée d'air, au point que je me demandais comment j'avais fait pour ne pas la remarquer plus tôt, alors qu'on était voisines dans les dortoirs, je l'appréciais énormément, je souriais, et elle me paraissait même plus importante que ma formation, bien plus intéressante, drôle aussi, c'était toujours un bon moment lorsqu'on avait fini notre journée et qu'on regardait le crépuscule en racontant ce qui s'était passé, avant de mettre en pratique ce qu'on avait appris de notre coté, se donnant des conseils une fois épuisées puis continuant de bavarder sur la route des dortoirs et jusqu'à ce que le sommeil nous emporte, et c'était les seuls moments où on se retrouvait, parce qu'on ne voulait pas créer des ennuis à l'autre avec ces garçons qui suite à la colère de leur victime, ont du se contenter de simples piques, mais ça ne nous empêchait pas de nous faire signe dès qu'on se croisait dans la journée, tandis que la nuit, on cherchait toujours un coin à l'abri des tours de garde, pour éviter les réprimandes et ainsi, en un mois, on a fini par arrêter les formalités, ''Tatiana'' est devenu ''Tiana'' en même temps que ''Mikaela'' est devenu ''Mika'', cette dernière, un an après notre rencontre, pour symboliser notre amitié, pour qu'on ait enfin quelque chose de similaire, a alors fait une requête à son père, forgeron, qui était de nous faire des armes pour nous deux, une autre épée double pour elle et une paire de stylets pour moi, la double poignée de son épée et celle de mes stylets était similaire, la première moitié argentée et la seconde dorée, on était si heureuses de s'exercer avec que ce jour là fût l'unique fois où le garde nous a attrapées, réprimandé sévèrement et conduit manu militari jusqu'au dortoir, malgré tout, une fois dans on lits, on a pas pu s'empêcher d'en rire.

Notre amitié a continué ainsi un long moment, nous découvrant d'autres points communs comme notre absence de désir de protéger les nobles, Mika voulant devenir une chevalière au service du petit peuple, et moi qui à ce moment là, commençait à recouvrer mes doutes d'enfant, que je taisais sans réelles preuves, mais que je n'allais pas tarder à avoir grâce ou à cause d'un de ses camarades de formation, Yel Hawkins, qui outre ses capacités culinaires excellentes -rajoutons à cela mon piètre niveau- était un très bon épéiste avec lequel Mika n'osait pas rivaliser, mais surtout, en plus d'avoir les capacités, il affichait à qui voulait l'entendre qu'il deviendrait un soldat exemplaire à la solde des nobles, enfin, il n'était parfois pas rare de tomber sur lui lorsqu'on passait du temps ensemble mais de peur qu'il nous dénonce, on se contentait de l'apercevoir puis de s'éloigner le plus possible, autant dire donc qu'on ne lui a pas parlé tant que ça, sauf que parfois, le croiser sur le retour était inévitable, et là, on se taisait, faisant comme s'il n'était pas là, sauf que ce jour là, sur le chemin du retour au dortoirs, nous amusant comme les enfants qu'on était de tromper la vigilance des gardes, sachant très bien que dans quatre mois, nous serions à leur place, et là, cachées encore une fois, on vit une scène intrigante, il était parti, l'épée à la main, Mika, plus proche de lui que moi, m'informa qu'il semblait pas comme d'habitude, et ma réponse fut qu'on lui en parlerait le lendemain, mais il n'est pas revenu, ni le lendemain, ni les jours suivants, et au bout d'une semaine, on n'était plus capables de cacher notre inquiétude et questionnements à l'autre, alors on a tout mis sur la table ce soir là, c'est là que mes doutes d'enfant son revenus, plus matures, alors qu'on réfléchissait à la raison de sa disparition, ou plus officiellement, de sa trahison, et au fur et à mesure des mots, on comprit que quelque chose avait brisé son rêve, et c'est moi qui commençait à me demander si ce n'était pas les nobles qui en étaient responsables, et si j'ai cru qu'elle allait me prendre pour folle, sa réaction me surprit agréablement.

« Toi aussi tu avais vu comme ils nous répétaient sans cesse la même chose ?! On est d'accord Tiana, c'était trop flagrant pour être vrai ?!
-Pas si fort Mika. »

Quand elle s'est calmée, je lui ai sauté au cou comme jamais, heureuse de ne plus être seule à le penser, mais j'aurais dû m'en douter, elle voulait servir les moins aisés, déclarant que les nobles étaient bien trop protégés, j'imagine que ce mépris à leur égard a empêché que leurs idées viennent à l'influencer, elle était têtue aussi, et alors qu'on arrêtait pas d'en parler, on décida de tout faire pour en savoir plus, pour savoir ce qui avait pu pousser quelqu'un d'aussi déterminé et travailleur que Yel Hawkins à quitter l'Ordre des Chevaliers qu'il semblait idolâtrer -enfin tous étaient dans le même cas- sa vocation même, mes instructeurs me demandant même de faire attention à lui car il pourrait être un élément d'une haute importance, un haut gradé même, mais on ne s'en souciait pas en apparence, préférant continuer notre vie en observant plus attentivement les nobles, attendant la fin de cette formation, et tous les soirs, entre deux rires, on récapitulait ce qui avait pu servir, autant dire que nos efforts étaient vains pour la plupart, juste assez pour s'assurer qu'en effet, les nobles n'étaient pas aussi blanc que le ruban de Mika, et qu'il fallait attendre notre entrée officielle dans l'ordre pour aller plus loin, encore quelques semaines, on n'en pouvait plus d'attendre, mais en attendant, le sujet ne fut plus abordé, afin de taire les éventuels soupçons ayant pu naître, et un soir, quelque chose d'assez inattendu s'est passé entre nous, on était si proches, et depuis le départ de Yel Hawkins, on avait commencé à souvent dormir ensemble dans le même lui et la nuit, à rentrer dans nos dortoirs en se tenant la main, comme un signe de soutien, d'amitié, mais cette nuit là, même lorsqu'on était assises sur mon lit, on ne s'est pas lâchées, et nos mots commençaient à sonner creux, laissant place au silence et un long moment où nos regards ont plongé dans celui de l'autre, et après, sans un mot, comme si on désirait toutes les deux la même chose on s'est rapprochées, nos visages se sont rapprochés, nos lèvres se sont frôlées, et on s'est arrêtées là avant de s'éloigner.

« On ne devrait pas faire ça... »

Et on a gloussé, tentant d'étouffer nos rires sous le comique ce cette situation, car c'était rare, mais ce jour là, on avait parlé en même temps et ça nous arrivait assez souvent, entre meilleures amies qui allaient finir leur formation le même jour, car c'est en effet un des points communs que l'on avait, notre date d'anniversaire, exactement le même jour, alors oui on attendait ce jour, ce jour où on serait chevalières, on rêvait presque de ce jour, on comptait le temps qui nous séparait de ce moment, on travaillait plus dur que jamais, le repos nocturne était difficile à atteindre comme si du haut de nos dix-sept ans bientôt dix-huit, on se comportait comme des enfants, oubliant jusqu'à la scène citée précédemment, je sais très bien que rien ne m'aurait rendue plus heureuse que d'être faite chevalière avec elle, mais alors que notre amitié allait sur sa troisième année pour rencontrer des jours plus beaux encore, j'ignorais que notre rêve était vain et qu'on ne deviendrait jamais chevalières, ou plutôt, qu'on ne deviendrait jamais chevalières ensemble, et j'y croyais jusqu'au dernier jour, notre dernier jour en tant qu'aspirantes, la veille de notre anniversaire, plus qu'un jour et on serait chevalières à dix-huit ans tout pile, on avait même décidé, une semaine avant, de s'accorder la folie de passer toute la nuit dehors, à se balader dans la ville de nuit, encore avec nos yeux innocents, et ne revenir que le lendemain prêtes pour le moment qu'on attendait, à l'abri des regards, sans se faire prendre comme toujours, sauf que le temps passait, avec ma cape et ma lanterne allumée, alors que la nuit avançait, et Mika qui ne se montrait toujours pas, elle qui était pourtant toujours à l'heure quand ce n'était pas elle qui m'attendait, je trouvais ça si bizarre que j'ai fini par m'inquiéter, encore et encore jusqu'à la chercher au bout d'une heure, me demandant où est-ce qu'elle pouvait bien être et puis ce bruit, celui d'une chute, j'ai pris peur, ne voulant pas croire que c'était Mika, et immédiatement, j'ai couru dans la direction où je croyais l'avoir entendu, puis je me suis arrêtée un instant en la voyant là, contre un mur, et l'odeur de sang résultant de l'horrible tâche que je devinais rouge sur sa robe blanche, même couleur que les plus petites au sol, avec personne aux alentours, puis, j'ai couvert la distance restante pour l'atteindre et la prendre dans mes bras, les yeux embués de larmes.

« Mika ! Que s'est-il passé ?
-Tiana...fuis...c'est trop tard...
-Ne raconte pas d'inepties, je vais te sortir de là, je te le promets ! »

Resserrant ma prise sur elle, j'étais prête à l'emmener loin, mais elle posa sa main sur mon bras, elle était si faible, si je ne me dépêchais pas...

« Non...va-t-en...tu vas être découverte...
-Je refuse de te laisser mourir, on devait devenir chevalières ensemble ! Mika !
-Je suis...heureuse de t'avoir...rencontrée...Tiana, et...je suis heureuse...de te voir...pour la...dernière fois...
-Ne meurs pas pitié, ne me laisse pas toute seule...
-Ça ira...ne t'en fais pas...juste...prends mon ruban...et ne m'oublie pas...
-Pourquoi ? Pourquoi toi ?!
-J'ai été...pincée...
-Co...comment ça ?
-Je...je sais tout Tiana...ce qu'ils...
-Garde tes forces et tiens bon Mika, tu me racon...
-Fuis ! Ils arrivent ! »

Avec ses dernières forces, elle me repoussa, me forçant à la lâcher alors que je repris mes esprits, entendant les pas de ceux venus se débarrasser de Mika, qui retirait son ruban, elle me le tendit, m'intimant une nouvelle fois de fuir, car c'était ce qu'il fallait faire, même si je sais qu'elle m'a dit ça uniquement pour que j'accède à sa requête, et à ces mots, j'ai obéi, prenant son ruban, -ruban que je gardais toujours caché sur moi depuis- et fuyant loin sans me retourner, ou pas, juste assez pour me cacher et voir ces gens prendre le cadavre de mon amie et l'éloigner de moi, cette nuit là fut la première où je pleurais depuis mon arrivée ici, et aussi la dernière, je me le jurai, après plusieurs heures de larmes, jusqu'à ce que je sois incapable d'en verser une de plus, rendant mes yeux plus rouges que jamais, et là, lorsque je fus pincée lors du tour de garde, je me laissai ramener la mort dans l'âme, prenant soin de cacher le ruban de Mika dans les pans de mon vêtement, mais ce jour là comme ceux qui ont suivi, je n'ai pas réussi à trouver le sommeil, surtout vu la suite, car j'ai été faire chevalière certes, et il ne fallut pas longtemps pour que je prenne le poste de stratège, mais si je paraissais de glace, au fond de moi, je brûlais de colère, car on avait fait un foin de la disparition de Yel Hawkins, mais aucun mot n'avait été pipé sur la mort de Mika, elle était pourtant douée elle aussi, elle était sur le point d'être faire chevalière elle aussi, alors quand je voyais tout le monde se comporter comme si elle n'avait jamais existé, et son père qui était introuvable alors qu'il avait été le forgeron des chevaliers durant tout ce temps, c'était plus que suffisant pour manquer d'exploser, même lorsque Sion Aka me donna accès aux informations sur les chevaliers, les aspirants chevaliers et même ceux qui avaient été une fois ici, aucune trace de Mikaela Nevernind, j'étais coincée, si je voulais honorer sa mémoire, je devais agir pareil, c'était ce qu'il fallait faire si je ne voulais pas finir comme elle, c'était lâche, mais j'étais déterminé à percer à jour l'identité de celui qui avait osé la tuer, c'était ce qu'il me fallait faire.

Cette image me hantait pendant encore un long moment, jusqu'à maintenant, je revois le corps de Mika, ensanglanté, blessé, et qui pourtant, gardait le sourire jusqu'à la fin, désireuse de me protéger jusqu'à la fin, j'en ai cauchemardé même, et je retournais ça dans tous les sens pour ne finalement trouver qu'un suspect tant le désespoir m'aveuglait, et ce suspect ou plutôt ces suspects, étaient au nombre de six, ceux qui s'en étaient pris à elle bien avant notre rencontre, j'étais persuadée qu'ils avaient manigancé ce sale coup, et voilà que pour la plupart, ils étaient déjà chevaliers, mais je n'allais pas les laisser s'en tirer comme ça, ils allaient payer pour ce qu'ils ont fait subir à Mika, et même si je savais que leur mort ne me la ramènerait pas, je savais aussi que les laisser s'en sortir comme ça n'était pas ce qu'il fallait faire, alors en prenant mes fonctions, j'en profitai pour analyser de plus près ces six énergumènes, et il ne m'a fallu qu'un mois pour rassembler ce que je pouvais savoir, et deux pour élaborer ma vengeance, ayant commencé mon travail dès mes débuts de stratège, prête à l'appliquer au cours de mes vingt ans, dans les six mois qui allaient suivre, trois mourraient à leur prochaine opération, deux s'entre-tueraient, et le dernier, je le tuerai de mes mains, je savais déjà comme j'allais m'y prendre, et alors qu'une opération était en cours, j'ai placé mes cibles sur le poste à plus haut risque de mort, on les pensait bons, mais cette opération eut raison d'eux, tandis que les deux autres, j'avais juste à me procurer un filtre de haine, c'étaient les plus bagarreurs, alors avec cette potion, il n'en fallut pas plus pour qu'ils sortent les armes, se tuant l'un l'autre sans que personne n'ai pu intervenir, et surtout pas moi, qui regardait la scène avec des yeux vides, sachant à l'avance que je n'en tirerai aucun plaisir, et ces deux fois là, la nuit suivante, j'étais partie me recueillir sur le lieu où j'ai vu Mika en vie pour la dernière fois, m'assurant toujours d'être seule pour cela.

Enfin. Le dernier. Dernière étape. Et Mika serait vengée. C'était ce qu'il fallait faire. Je le savais. Juste un. Une dernière marche. Puis je reprendrai les recherches. Tel fut le résumé de ma vingtième année. Celle où j'avais décidé de la venger. Celle où j'avais bientôt fini. Fini de la venger. Je n'étais pas impatiente. Ma résolution. Elle ne faiblissait pas. Se renforçait même. Les voir se comporter ainsi. Ça avait été assez. Trop plutôt. J'étais seule. Seule à me souvenir de Mika. Seule avec ce fardeau. Un mot et j'étais tuée. Mon intelligence. Les nobles se méfiaient. À cause de ça. Je devais être prudente. Je l'avais été. Je le savais. Je croyais aussi. L'opération réussie. Les trois vies ne comptaient pas. D'autres y étaient passés. Eux aussi. Des sacrifices. Inévitables. Ce fut ma seule réponse. Je fus mal vue. Sans pitié. Adjectif qu'on me colla. La première fois. Pas la dernière. Mais jamais en face. Ils avaient peur. Mais ils n'étaient pas coupable. Juste aveugles. Ils n'avaient rien fait. Ils n'avaient pas tué Mika. Je n'avais aucune raison. Pas d'attaque. Juste des menaces. Parfois réalisées. Pour assurer mon statut. J'étais une femme. Je devais travailler. Plus que n'importe quel homme. Et m'imposer. Ne pas reculer. Ou je ne serai jamais respectée. Génie ou non. C'était ce qu'il fallait faire. Sion Aka me soutenait. Il avait besoin de moi aussi. Et j'avais besoin de lui. Pour les informations. Il m'était utile. Mais pas important. J'étais seule. Depuis la mort de Mika. Je tenais à le rester. Refusant les liens. Ils ne comprenaient pas de toute façon. Elle avait été si importante pour moi. Je ne pouvais pas me permettre. Pas tant qu'elle ne serait vengée. Et je ne l'ai jamais voulu. J'étais revenue à ma solitude d'avant. Ma deuxième amie après elle. Une compagne fidèle. La seule autorisée. Lourde et douloureuse au début. Apaisante à la fin. J'avais refait connaissance avec elle.

Elle ne m'avait jamais manquée. Comme les deux morts. Une sévère dispute. Rien ne pouvant remonter. J'étais en sécurité. Du bon coté. Rien à craindre. Je le savais. Puis ma solitude. J'étais bien ici. Je m'illusionnai parfois. Soit en croyant revoir Mika. Soit en faisant comme si. Solitude permanente et éternelle. Ce qu'ils pensaient. Seule au début. Seule maintenant. C'était faux. Ils ne savaient rien. C'était parfait pour moi. Mais c'était ce qu'il fallait faire. Comme si je ne l'avais jamais vue. Jamais connue. C'était douloureux. Je faisais avec. Si elle vivait encore. Notre amitié. Elle aurait été visible. Rêve irréalisable. Elle était morte. Je devais continuer à vivre. Mais en leur faisant payer. Je lui avais promis. Deux jours après sa mort. Première fois que je me suis recueillie. Je le faisais souvent. Deux ans. Morte depuis deux ans. Bientôt plus que notre amitié. Venger Mika. Le cadeau que je lui ferai. Le jour même. L'anniversaire de notre rencontre. Je m'en rappelais. Et j'allais le faire. Prendre la vie du dernier. Le dernier qui a pris sa vie. Il le paierait enfin. Le chef ayant vu mourir ses sbires. Il était abattu. Et il avait compris. Ce qu'ils avaient fait. Ce qu'ils lui ont fait subir. Toutes ces années. Ils le vivaient aussi. La monnaie de leur pièce. Elle leur était rendue. Et amplement même. J'étais extrême. Je le savais. Mais j'étais trop loin. Inutile de rebrousser chemin. De tous les choix. J'ai fait celui-ci. Celui de la vengeance. Non. Celui de la justice. Ma justice. Leur mort était juste. Le juste prix à payer. Pour sa mort. Pour ma souffrance. Pour sa souffrance. Pour ma mort. Car j'étais morte au fond. Une part de moi était morte en même temps que Mika. Et je ne comptais pas leur pardonner. Et lui non plus. Il n'y échapperait pas. Je nous l'étais promis. À Mika comme à moi. Ce jour là. Ce serait le jour. Le jour de notre rencontre. Le jour de la justice.

J'espérais qu'elle me regardait. De là où elle était. Qu'elle sache. Je pensais à elle. Elle m'était importante. Et je ne voulais pas. Laisser ses meurtriers tranquilles. C'était hors de question. Alors j'ai pris mes stylets. Ceux qu'elle m'a offert. Et je l'ai emmené. Ma dernière cible. Pour discuter. Soi-disant pour un rapport. Il m'a suivi. On était loin. À l'abri des regards. Je le sentais fébrile. Sa mort approchait. Il devait le sentir. J'avais décidé. Arrêter la comédie. C'était fini. Son heure était venue. J'en avais marre. Marre de l'entendre respirer. Donc je me suis arrêtée. Lui aussi. Distance de sécurité. Il avait compris. C'était trop tard. Il mourrait ici. Il devait se résigner. Se résigner à son destin. Je l'avais tracé pour lui. Peine épargnée. Il pourrait presque m'en remercier. Mais je me retournai. Il était prêt à se défendre. Mais sa garde baissée. Il était venu sans armes. Sans sa hache. Il était moins fort. Il le savait. Et j'avais mes stylets. Je pouvais le tuer. N'importe quand. Mais j'avais un désir. Il était le chef de la troupe. Je voulais qu'il se confesse. Juste avant de mourir. Je voulais savoir. Le pourquoi de ce meurtre. Lui laisser une chance de regretter. Et me confesser aussi. Mes mains souillées de sang. Lui faire savoir. Lui faire savoir la vérité de leur sort. Lui faire savoir son sort. Juste avant qu'il ne tombe. Chacun voulait savoir. Ce que l'autre savait. Chacun voulait l'entendre. La réponse. Et l'un de nous mourrait. Lorsqu'elle serait donnée. C'était l'issue. Et cette mort. Ce serait la sienne. Il allait y passer. On s'est regardés longtemps. Voir qui initierait le premier mouvement. On se jaugeait. Je restai méfiante. Il avait tué Mika. Il pouvait très bien en finir avec moi. Je devais être prudente moi aussi. Je l'étais. Mais je la lançai. La première offensive. D'une phrase. D'une question. Mon ton. Sa réponse devait être honnête. Comme si c'était un combat équilibré. Je savais que ce n'étais pas le cas. Il avait intérêt à répondre.

« Tu n'as rien à me dire ?
-Sur quoi ?
-Mikaela Nevernind.
-Tu vas me faire croire que t'étais son amie ?!
-Réponds.
-Elle est partie juste.
-Elle est morte et tu le sais.
-Comment tu...
-Vous l'avez tuée. Toi et tes amis.
-C'est complètement faux ! Ils n'ont rien à voir dans tout ça !
-Ne mens pas. Vous la haïssiez. Et empêchée de devenir chevalière.
-C'est faux ! Ce n'est pas nous ! On l'embêtait mais on ne l'a p... »

Mon stylet. Son flanc gauche. Contact Rapide. Abrupt. Souffle coupé. Le sien. Si je retirai. Il mourrait vite. Premier avertissement. Dernier aussi. Il ne me répondrait pas. Pas si facilement. Je m'en doutais. Il s'affaiblissait. Il avait nié. Il ne pouvait plus. La mort le prendrait. Ils ont tué Mika. Parce que c'était une femme. Je les ai tués. Pour venger Mika. Et je le tuerai. Pour la même raison. Seul choix car je l'avais fait. Seule issue maintenant qu'on était là. Mais une dernière chance. Je la lui laissais. S'il voulait parler. C'était maintenant. Alors qu'il crachait du sang. Ne bougeant pas. Croyant en sa survie. En ma pitié. Pitié absente. Survie impossible. Il savait. Il reculait. Il était mort. Il ne reculait pas. Mais je n'avais pas fini. Non. Pas tant qu'il respirerait. Pas tant que je n'aurai pas la vérité. Et je savais comment faire. J'avais observé. Lui comme les autres. Je savais. Plus qu'escompté. Tout ce temps à préparer. Ce ne serait pas vain. J'aurai ma réponse. Il aurait sa mort. Il était croyant. J'allais exploiter cette faille. Appuyant ce point faible. Appuyant mon stylet dans sa chair. Mon impératif. Sa réponse. Il était coincé sous peu. Il allait avouer. Sous peu. Je devais me retenir. Garder la lame en lui. Je voulais la retirer. Le voir tomber. Le voir se vider. De son sang. De sa vie. Supplier de l'aide. On était trop loin pour ça. Pour l'aide. Pour la vie. Pour sa vie. Il était fini. J'étais à un pas. Un pas de ma vengeance. Un pas de la fin. Un pas pour pouvoir revivre. Avancer à nouveau. Et vivre pour elle. Pour ce qu'elle ne vivra jamais. Résolution trop forte. Je l'accomplirai. Ma seule pensée. Mika... Je me ressaisis. L'acte final. Il allait commencer. Maintenant.

« C'est ta dernière chance. Réponds. Et rejoins tes amis après.
-Alors leur mort...
-Une position et un filtre de haine. Rien de plus.
-T'es vraiment...sans pitié...impardonnable
-Pareil pour toi. Confesse-toi. Shun te pardonnera peut être. »

Réussite. Surprise. Puis résignation. Il avait perdu. J'allais avoir ma réponse. Elle serait vraie. Enfin.

« Je jure devant la déesse...que mes amis n'y sont pour rien. Ils ne l'ont pas tuée. Mais moi...j'ai été mobilisé...pour me débarrasser...du cadavre...c'est...un noble...qui m'a demandé ça...
-Qui ?
-Je sais pas je le jure ! Je voulais embêter la fille...et le noble était là...je n'ai pas vu son visage...mais il avait un couteau ensanglanté...il a juste dit...de la retrouver...et de s'en débarrasser...elle était déjà morte quand...j'étais là...alors...je l'ai laissée...loin d'ici...je ne sais plus où...c'est...c'est la vérité...
-Soit. »

Un pas en arrière. Un geste sec. Lame retirée. Gerbe de sang. Gerbe esquivée. Un peu sur mon visage. Retiré d'un revers de manche. Une chute. La sienne. Des larmes. Les siennes. Le vide. En moi. Je l'ai regardé. Se vider de son sang. Sa vie qui filait. Je m'éloignais de lui. Fixant la scène. Ni plaisir. Ni horreur. Juste ce qu'il fallait faire. Pour la vérité. À défaut de la vengeance. J'étais encore dans l'illusion. Je me trompais. Ça ne durerait pas. Mais là. Je le voyais mourir. Je ne le sauverait pas. Il ne l'avait pas sauvée non plus. Stylet nettoyé. Par ses vêtements. Partie encore propre. Stylet rangé. J'étais vide. Redevenue la glace. Ce que j'étais jadis. Aucun sentiment en moi. Ça me semblait normal. Terriblement normal. Puis j'ai fixé le cadavre. Peut être des secondes. Peut être des minutes. Peut être des heures. Et je suis partie. Plus rien à faire ici. Je laissais le corps. Les charognards s'en occuperont. Et très bien même. Personne ne le trouverait. On était trop loin de tout. J'avais tout préparé. Je savais. Aucune inquiétude nécessaire. Je suis repartie vers ce lieu. Là où Mika est morte. Là où elle a été tuée. Alors que ma brume meurtrière partait. Les mots revinrent. La vérité. Je le savais. Il ne mentait pas. Pas dès que la déesse était mentionnée. Ma mémoire les grava. Je commençais à faiblir. Je devais empêcher ça. Encore un peu. Je m'approchais. Revoyant les images finales. Revoyant cette scène d'horreur. J'aurai pu mourir. Mais elle avait voulu me protéger. Je voulais honorer sa mémoire. Ses sentiments. Et je savais. Je ne l'avait pas fait. Je n'avais pas fini. J'allais commencer. Puis ce lieu. Je m'approchai. Et je chutai. À genoux. En position. Pour me recueillir. Laissant une larme. Unique larme. Seule qui coula.

Je ne lui avais pas fait de cadeau. Elle m'en avait fait un. De là où elle était. Elle me l'avait offerte. La vérité. Celle sur sa mort. Je tremblais. Je restai là jusqu'à l'aube. Une fois mon esprit allégé. Plus déterminé. Je me relevai. Promesse réitérée. Celle de la venger. Mais pas par la mort. Par la vérité. En découvrant la vérité. Celle qu'elle voulait me dire. Je comprenais enfin. Sa mort. Pas parce qu'elle était une femme. Ni une future chevalière. Mais parce qu'elle en savait trop. Ce jour là. Pour notre anniversaire. Elle voulait nous faire cadeau de la vérité. Celle sur les nobles. Et ils l'ont liquidée. Effacée. Alors je la découvrirai. Cette vérité. Mais je serai prudente. Sinon ce serait vain. Les années suivantes. Jusqu'à aujourd'hui. J'ai enquêté. Je n'ai qu'une seule vérité. Après toutes ces années. Les nobles. Ils l'ont effectivement tuée. Et une information. Le Prisme. Une organisation. Ennemi des nobles. Mais je me méfiais. Je ne savais rien. Inutile de décider. J'étais seule. Ni avec les nobles. Ni avec leurs ennemis. Et de tous les choix. Rien faire. Mourir. Ou honorer. J'ai décidé d'honorer. Car c'est ce qu'il me faut faire. Toujours dans l'ombre. Toujours subtile. Tentant de ne pas attiser plus de méfiance. Je cherchais. J'enquêtais. À ma manière. Le temps d'avoir la vérité. Et après. Je ne veux pas m'en soucier. Comme quand Mika était avec moi. Lendemain insignifiant. Présent important. Et quand je saurai. Ce qu'ils cachent. Ce qui a causé sa mort. Je verrai. Je déciderai à ce moment là. Je verrai les chois. Et je prendrai ma décision. Même souci. Même principe. Unique critère. Unique désir. Pas que pour elle. Surtout pour moi. Faire ce qu'il faut faire. Ma seule quête.

Commentaire: Un graphisme de malade, un staff fort sympathique et des gens qui le sont tout autant. Un contexte intéressant pour moi qui ne suis pas trop fan du genre et ce prédef, quel prédef...argument final ! Vous m'avez corrompu ! J'espère que je serai à la hauteur du perso quand même xD et j'espère aussi tous pleins de RP car Tiana est SUPER gentille je vous le promets ! Et tout plein de bonheur/longévité/popularité à ce forum !


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MessageSujet: Re: "Faire ce qu'il faut faire..." [Tatiana Ludemberg, terminée] Mer 27 Sep - 20:26
Hey !
Bienvenue une deuxième fois, et franchement bravo. Tu as en effet largement dépassé le défi donné par Liam xD Une fiche longue mais très bien écrite (tu as largement le niveau pour jouer Tatiana, ne t'inquiètes pas x) ). Ce qui est bien aussi c'est que tu as su broder à partir des points imposés par le Staff pour qui prendrait ce prédef, et tu lui a ajouté des traits de caractère, que, pour ma part, je n'imaginais pas forcément. Ce qui en fait un personnage très développé et que plus intéressant. Tu as aussi réussi à bien comprendre le caractère qui était imposé, et voir une Tatiana apparaître aussi rapidement et bien comprise, ça me fait vraiment plaisir :3.
Je te valide donc de ce pas o/

Je t'invite à aller faire ta fiche de liens le plus rapidement possible, dès que tu le peux, et faire une demande de rp si tu le souhaites :3.

Et paix à mon âme pour avoir lu tout ça.
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